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Mercredi 4 octobre 2006 3 04 /10 /2006 14:20
Voici deux citations, qu'on eût pu mettre en exergue de notre article sur "La fin des vendanges"(http://v-s-d-le-village.over-blog.com/article-4048662.html.)

Elles sont de Jonathan NOSSITER, le talentueux réalisateur de "Mondovino", film remarquable *, qui ressort ces jours-ci en DVD sous la forme de 10 épisodes d'une heure, portraits épatants et vis à vis saisissants entre vignerons que tout oppose, issus du monde entier.

Il faut les méditer ici, à Villiers-Saint-Denis, tant elles font penser à notre beau village de Brie champenoise et à ses vignerons :


"On trouve chez les vignerons ce qu’il y a de plus beau chez les grands artistes, la prétention en moins. Le temps, en effet, se charge de dégonfler les têtes. Le temps qui passe et le temps qu’il fait. Le soleil qui brille au mauvais moment, la pluie qui tombe quand il ne faudrait pas, le gel qui fiche tout en l’air, la vanité ne tarde pas à en prendre un coup. Le vin comme une école de l’humilité."
                     
                                                    Jonathan NOSSITER (cité par " le Nouvel                                                                             Obs. arts et spectacles")


"Le vin, c’est l’histoire qui vit, qui respire, en relation constante avec le passé, celui du terroir, celui de cette bouteille elle-même, un passé qui continue de vivre au présent, voire qui s’améliore avec le temps.
C’est un des liens essentiels qui nous restent avec notre propre histoire. En cela, le vin est progressiste et notre histoire est menacée par l’acte commercial envisagé comme unique raison d’être.
"

                                                    Jonathan NOSSITER (ibidem)


* Aller visiter à propos de ce film le site suisse romanduvin.ch, qui nous livre analyse et commentaires très intéressants sur ce documentaire : http://www.romanduvin.ch/index.php?IDcat=5&IDarticle=334&IDcat5visible=1&langue=F
Par Michel Aêt - Publié dans : Ils ont dit ou écrit...
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Lundi 16 octobre 2006 1 16 /10 /2006 14:37
Lu ce week-end, dans une édition déjà ancienne ( 1951, PLON), que m'a prêtée un grand lecteur, qui est l'un des hommes les plus cultivés de Paris et m'honore de son amitié, "Jardins et routes, pages de journal - 1939-1940" d'Ernst JÜNGER.

On ne présente plus l'éminent écrivain allemand, mort presque centenaire et qui avait reçu dans sa belle maison d'une clairière de Fôret Noire où il vécut les dernières années de sa vie entouré de la solitude des grands espaces, un Président de la République Française, lui-même hanté par la mort, François MITTERRAND, venu rendre hommage à un homme de lettres qui fit beaucoup pour l'amitié franco-allemande et la compréhension mutuelle entre nos deux peuples.

On trouve dans cet ouvrage, pages 158 à 196, des textes remarquables consacrés à l'Aisne au temps de la Débâcle de juin 1940 vue et décrite par un officier allemand du nom d'Ernst JÜNGER, alors que celui-ci vient d'achever le manuscrit de son chef d'oeuvre, "Les falaises de marbre" auquel il mit la dernière main au matin du 12 août 1939, écrit-il dans ce même journal.

Extrait :

" La Picardie avec ses pentes douces, ses villages sertis dans les vergers, ses pâturages bordés de hauts peupliers, - que de fois ce paysage m' a enchanté ! On sent ici de façon toute élémentaire qu'on est en France, c'est pourquoi vallées et coteaux ne peuvent jamais être perdus pour la patrie." ( Page 162)

Ernst JÜNGER évoque aussi Essômes-sur-Marne où, raconte-t-il, "la confusion est indescriptible" le 16 juin 1940.

On devine à le lire, nous qui sommes si proches d'Essômes  (Villiers-Saint-Denis a d'ailleurs sa route d'Essômes qui chemine à travers nos coteaux en direction de ce beau bourg situé aux portes de Château-Thierry), ce que put être pour nos villages de Brie champenoise la désolation et l'angoisse des jours terribles de fuite devant les troupes allemandes de nos soldats ainsi que de tout un peuple, le nôtre, laissant parfois seuls dans les villages les plus âgés d'entre les leurs, hélas habitués aux ravages de la guerre dans l'Aisne.

À Essômes, JÜNGER loge au château :

" Il y a des meubles dans le parc, un chien crevé devant l'entrée. Dans un coin, une provision de mines françaises, avec un écriteau qui recommande la prudence. Des lapins se sont déjà installés dans les chambres, un chat angora s'échappe de l'étage supérieur."

La propriété, qu'on entr'aperçoit en venant de Villiers-Saint-Denis lorsqu'on arrive au centre d'Essômes, cachée derrière ses hauts murs, jouxtant la collégiale, semble paisible en cet après-midi ensoleillé du 14 octobre 2006, quand on la longe en voiture : la vie des pierres est comme celle des hommes, alternance de calme et de dévastation...

" Je m'en vais dans les jardins, écrit Ernst JÜNGER d'Essômes-sur-Marne, où fleurissent les premiers lys et où la récolte mûrit. En, haut, sur le versant des coteaux, seul, dans un petrit pavillon de jardin. Fraises, groseilles, framboises rouges et blanches. parmi les fraises, une variété à petits fruits, presque noirs, incroyablement sucrés. Des soldats amènent du vin en fûts et des sacs de café qui avaient servi de matériel à barricades. Ainsi s'effondre la valeur des biens de cette terre lorsque la vie est en jeu."

Voilà des lignes qui font plonger soudain, lorsqu'on les découvre, dans ce que fut l'ambiance triste d'abandon et de dessaisissement de notre terroir consécutive à l'effondrement de la République et de notre armée, laissant à l'ennemi un territoire encore marqué par les stigmates de la première guerre mondiale.

Villiers-Saint-Denis n'y fit pas exception en ces sombres journées de juin 1940: peut-être Ernst JÜNGER y passa-t-il, peut-être y puisa-t-il quelques unes de ces images et sensations qu'il transcrivit ensuite en passages à la qualité littéraire rare de son journal.

Parlant de notre Brie champenoise, vue des coteaux d'Essômes, il écrit :

" Le soir, et en ce moment encore, ( il est au château lorsuq'il écrit ces lignes), un étrange sentiment d'enivrement. Je suis plein d'images comme un vase qui déborde. Elles découlent de moi."

Nos villages ont souffert, beaucoup souffert au XXème siècle : le regard que porte Ernst JÜNGER sur eux n'a rien de celui du vainqueur mais est celui d'un écrivain passionné, fasciné par nos paysages et par les traces de l'Histoire, présentes à chacun de ses pas.

Le lire est un encouragement de tous les instants à nous battre pour conserver à notre terroir l'identité qui est la sienne et dont Villiers-Saint-Denis, "village serti dans les vergers (...)" est une  des plus belles représentations.
Par Michel Aêt - Publié dans : Ils ont dit ou écrit...
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Jeudi 11 janvier 2007 4 11 /01 /2007 18:28
L'arrondissement de Château-Thierry, le canton de Charly-sur-Marne, les habitants de Villiers-Saint-Denis découvrant l'affichette journalière à l'épicerie ou au café "Le Villiers" présentant le titre du jour de "l'Union de Reims"(www.lunion.presse.fr/) ont vécu samedi 6 janvier à l'heure de la faute d'orthographe du quotidien régional : "Bellevue, les résidants..." avec un énorme A qyui arrache les yeux du passant...!

Plus d'un lecteur a été vérifier dans les pages intérieures du journal si le même A s'y trouvait aussi : devinez...C'est OUI !

Le correcteur du journal, vendredi, était sans doute en RTT et le rédacteur en chef avait l'esprit ailleurs que dans le dictionnaire.

Mais restons indulgents et modestes : à nous relire sur ce blog...
Par Michel Aêt - Publié dans : Ils ont dit ou écrit...
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Lundi 7 avril 2008 1 07 /04 /2008 21:29

Les adhérents de l'association "Villiers-Saint-denis Environnement" ont reçu dans leurs boites aux lettres le compte rendu de la réunion-débat publique tenue le 2 février dernier à la salle Claude BAIL. Un membre de celle-ci n'a pas manqué, dès aujourd'hui, de nous en faire tenir un exemplaire...

Le président Roger VELLE et la secrétaire Jeanine GOURDON en sont les auteurs, et il faut leur rendre cette justice de préciser d'emblée que la liste des suggestions faites par les participants à cette réunion, quant aux actions susceptibles d'être entreprises par l'association, est fidèle à la réalité des interventions qui ont eu lieu ce soir-là.

Mais quelle mouche a donc piqué l'une ou l'un de ces deux signataires, à moins que ce ne soit eux deux de concert, pour administrer une bien incompréhensible et injuste volée de bois vert, - eh oui, ils sont dirigeants d'association environnementaliste ! - à notre blog ?

Relatant l'intervention du président lors de l'ouverture de la séance, ce compte-rendu, cosigné de la main du même, précise : "Il (NDLR : le président) a ensuite regretté qu'il n'y ait pas plus de participants (une cinquantaine dont les 7 membres du conseil d'administration de l'association) et qu'aucune autre association de Villiers-Saint-Denis ne soit ni présente ni représentée (contrairement à ce qui a été écrit dans le "blog" d'un habitant de Villiers-Saint-Denis qui a d'ailleurs fait des interprétations tout à fait personnelles de ce qui a été dit et multiplié les confusions et omissions". Et pan sur le bec du susnommé auteur du blog !

Assaut de gentillesse, on le voit, d'un rédacteur de compte-rendu qui n'a perçu aucune "confusion" dans le discours "inaugural" du président de l'association lors de cette réunion (non, vraiment aucune), et n'a donc pas entendu une participante, installée dans les 3 premiers rangs de la partie droite de la salle, lorsqu'il a regretté, dans sa mémorable intervention l'absence d'autres associations du village,  (à au moins 5 ou 6 reprises, pour être sûr d'être parfaitement compris, la répétition ayant valeur de pédagogie) , dire à haute voix qu'elle appartenait à Villiers-Saint-Denis historique.

 Pourtant, beaucoup l'ont entendue et l'intéressée elle-même se souvient fort bien d'avoir pris soin de rappeler à haute et intelligible voix son appartenance. VSD le village, bien sûr, certain de ses sources et de la réalité de cette présence revendiquée publiquement, maintient son affirmation.

Mais bon, que le rédacteur du compte-rendu tienne à tout prix à constater l'absence de tout représentant de toute autre association, passe encore : nous le mettrons sur le compte de l'inattention passagère, parfaitement excusable lorsque l'on a à suivre les prises de parole d'une salle qui, au demeurant, comme l'a écrit le blog "VSD le Village", était très convenablement remplie. ( Des encouragements aux personnes s'étant déplacées eussent été, à l'ouverture des débats, préférable à une jérémiade sur l'insuffisance de l'assistance...).

Ce qui est plus regrettable, parce qu'inspiré d'un soupçon d'esprit polémique, c'est l'affirmation par laquelle l'auteur du compte-rendu soutient que l'auteur de l'article publié sur le blog "fait des interprétations tout à fait personnelles de ce qui a été dit et a multiplié les confusions et les omissions" (sic)...

Qu'il ait fait des interprétations personnelles des interventions et débats du 2 février, libre à lui, puisque l'expression est libre sur notre site, comme le sont d'ailleurs les commentaires en réaction aux articles mis en ligne !

Rien ne s'opposait donc à ce que les  dirigeants de VSD Environnement  réagissent dès le 3 février, date de publication de l'article, à son contenu, ce qu'à ce jour ils n'ont toujours pas fait. Qui ne dit mot...
 
VSD le village est un site indépendant et ouvert à toutes les opinions, et il faut se réjouir que dans notre village, l'information des habitants ne se limite pas à des modes d'expression certes indispensables, tels que le compte-rendu objet du présent article, mais d'évidence moins propices à la liberté de ton.

Quant à la multiplication des "confusions et des omissions", nous renvoyons nos lecteurs à la lecture de l'article "incriminé" et nous les invitons aussi à relire l'annonce qui avait été faite ici de la tenue de la réunion débat, dans un article où VSD le village lancait de nombreuses pistes et idées sur les actions à entreprendre pour agir en faveur de l'environnement à VSD : c'était le  26 janvier (*).

L'article contenait 7  propositions concrètes et des encouragements à Monsieur  VELLE et à Madame GOURDON  dans leurs initiatives. Il invitait les villiérois à venir nombreux à la réunion...

VSD le village en a été récompensé : pas un mot ne fut dit des propositions faites sur notre site par les dirigeants de l'association le 2 février salle Claude BAIL (mais deux d'entre elles au moins ont été reprises à leur compte par des participants et figurent au compte-rendu, ce dont nous nous réjouissons, les droits d'auteur n'étant pas notre préoccupation !).

A croire que les auteurs du compte-rendu à l'encre acide ne lisaient pas notre blog le 1er mars, mais en vinrent à le lire à partir du 3...

Nous ne leur en tiendront pas rigueur : l'essentiel est de nous lire un jour...; et comme le disait de lui-même avec humour l'ancien président du Conseil Edgar FAURE, "Que l'on dise du bien ou du mal de moi, l'essentiel est qu'on en parle !".

Il en va de même de notre site VSD le village.

Nous remercions donc les auteurs du compte rendu associatif qui a occupé cette chronique d'actualité villageoise à avoir pensé à parler de nous.


(*) article intitulé " Environnement, bientôt une réunion débat" : http://srv04.admin.over-blog.com/index.php?id=1029215662&module=admin&action=publicationArticles:editPublication&ref_site=1&nlc__=521207600543

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Villiers-Saint-Denis (VSD) : trois lettres en vert et or

Il y a des VSD en Scandinavie (une importante société norvégienne de consulting en logistique : http://www.vsd.no).

Il y a aussi, bien sûr, VSD, le journal (http://www.vsd.fr): titre de presse bien connu, qu'on lit aussi à VSD : comprenez Villiers-Saint-Denis !

Mais il y a d'abord pour nous " VSD, le village ", notre village de  Brie champenoise, dont l'église du XIIème siècle rappelle, avec son clocher incliné, l'Histoire médiévale de son peuplement.

Depuis 1970, Villiers-sur-Marne, dans l'Aisne, est devenue..."VSD", Villiers-Saint-Denis, pour se distinguer de son homonyme du Val-de-Marne mais aussi pour faire référence à l'invocation très ancienne à Saint Denis dont une statue du XVIème siècle est à découvrir dans l'église.

VSD : trois lettres en vert et or : vert comme ses vignobles en été, or comme ses blés mûrs à l'heure de la moisson.

Villiers-Saint-Denis, VSD, le village en direct, c'est ici...
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