Présentation

Concours

Recommander

Texte libre

 

 

W3C

  • Flux RSS des articles

Publicité

Itinéraires et balades

Vendredi 18 août 2006
Elle porte le nom fascinant de Natrix natrix.

On la connaît mieux sous celui de " couleuvre à collier".

Elle se rencontre à Villiers-Saint-Denis, où elle a été observée par des naturalistes et universitaires picards.

Farouche, elle s'échappe à la vue de l'homme.

Passant, si tu la surprends au détour d'un chemin et au hasard d'une de tes promenades , sur les hauteurs du village ou en lisière de ses bois, sache qu'elle est inoffensive et qu'il faut la protéger sur le territoire communal !

La biodiversité se préserve aussi à
VSD par l'attention quotidienne portée par ses habitants aux espèces animales et végétales sauvages qui s'y trouvent, auxquelles nous devons veiller afin de laisser à nos enfants un village et son terroir environnant tel que nous l-'avons découvert en y naissant ou en s'y implantant.

" Nous n'héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l'empruntons à nos enfants " a admirablement écrit Antoine de Saint-Exupéry.
Par Michel Aêt
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 28 août 2006

C'est le soir...l'heure vespérale où s'entendent sur le chemin qui domine le village des voix dans l'obscurité naissante, comme autant d'échos de la fébrilité domestique qui gagne les maisons à l'approche de la nuit.

Il a plu toute la journée, sans dicontinuer, sur VSD : l'humidité sourd des rangs de vignes qui semblent des  haies d'honneur au promeneur solitaire qui les voit défiler au cours de sa marche.

Le ciel s'est enfin défait de son chargement de nuages; il semble soudain libéré d'un fardeau qui l'harassait, donnant à ce ciel nocturne d'août une profondeur inespérée, infinie, aux couleurs d'encre violacée.

Engagez vous dans la ruelle Hardie, dont le nom a une consonance moyen-âgeuse : elle donne accès à deux maisons parmi les plus anciennes de VSD, dont l'une, au 3 de la ruelle, est en cours de rénovation. Derrière le haut mur s'aperçoit encore l'ombre d'un figuier, qu'un mince croissant de lune ne suffira pas ce 28 août à préserver au fil de la nuit briarde.

Montez, pressez le pas que la légère angoisse qui vous saisit surprenamment rend parfois maladroit ; prenez à gauche en direction des Sablons, dépassez la maison presque neuve construite là, dans le virage et engagez vous dans les vignes, sur cette portion goudronnée de route qui offre un panorama inespéré de l'église : elle est là, éclairée superbement, offrant de son architecture romane un aperçu exceptionnel. 

Neufs coups sonnent à son clocher; les contreforts de pierre qui l'étayent semblent lui permettre de défier le temps avec insouciance tant elle paraît ainsi à jamais consolidée, fichée dans la colline comme un menhir dans son champ, défiant les forces qui sous la terre, puissances telluriques, l'ont fait pencher sans parvenir à la ruiner.

 On pense à Claudel, qui à quelques encâblures de là, dans le Tardenois, décrivait son village si semblable au nôtre :


"Salut village ! hier depuis la route,

j'ai reconnu à la crête de la colline

Les maisons parmi les clos,

Et se découpant sur les nuées telles qu'un pays blanc

plein de montagnes et de précipices,

la vieille église avec son clocher qui penche."


Comment aussi ne pas penser à Giono alors que le chemin descend entre la vigne qui vous domine à droite et quelques vieux arbres fruitiers dont les troncs jonchés de fruits trop mûrs, des mirabelles, exhalent une odeur forte et délicieuse ?


" Soupirs sourds, vêture, couleur des jets nerveux de l'herbe, toute la colline chantait l'âpre harmonie du désespoir ; il me semblait, chaque fois , qu'il en allait soudain jaillir le beuglement terrible d'un dieu."


Ce soir, seuls les aboiements acharnés d'un fox terrier derrière sa clôture, devant la jolie maison d'architecte qui ponctue l'arrivée du promeneur au lieudit " les Sablons ", seront les beuglements entendus : l'oreille de Giono n'est plus, qui captait les beuglements de dieux gaulois sur le flanc des collines !


Par Michel Aêt
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 7 septembre 2006
À Villiers-Saint-Denis, la toponymie est parfois une énigme.

Nous avons par exemple ici, à deux pas l'une de l'autre, deux plaques de rue offrant une orthographe différente d'un même lieudit.

Blotties depuis des siècles le long du mur d'enceinte du château et s'étant mises en quelque sorte sous sa protection, des maisons sont là, construites d'une part autour d'une cour désormais communale et d'autre part le long de la rue qui prend naissance au monument aux morts : la première est "la cour du pré château" ; la seconde est "la rue du près château".

Près  ou pré ? Accent grave ou accent aigu ?

Invocation de la proximité de la demeure seigneuriale pour ces habitants du village, qui furent serfs et vivaient, captifs, sur le seuil de leur seigneur et maître puis devinrent libres enfin mais restèrent dépendants de ses biens et terres ?

Ou simple constat topographique de l'existence d'un pré, aujourd'hui recouvert par l'asphalte, et sur lequel, au fil du temps et des générations, vinrent se construire des habitations ?

Qui détient la clef de l'énigme ?

Les archives communales sans doute, aujourd'hui déposées à Laon.

Les plus anciens du village ont-ils des pistes à nous livrer ?

Ou, peut-être, des explications à nous donner sur cette divergence orthographique matérialisée par deux plaques de rue ?

Il y a en tous cas, dans notre beau terroir, une vraie richesse des toponymes, une poésie des noms de lieux.

Ainsi à Crouttes-sur-Marne, notre voisine nichée à flanc de colline au sud-ouest de VSD, peut-on découvrir, en grimpant la côte qui conduit des bords de Marne jusqu'au coeur du village, à main gauche, un chemin des Grappedons et , plus haut, une rue des Frenagants :

"Aux Grappedons vit un larron,
Aux Frenagants vit mon amant."

On croit entendre le couplet d'une chanson villageoise gaie et coquine, à l'évocation de ces toponymes de lointaine origine...qu'on imagine  sur les lèvres d'une adorable jeune fille partant pour les vendanges, en 1746, en 1912 ou hier, la taille fine enveloppée d'une longue jupe de toile à volants, comme elles se portaient il y a cent ans...
Par Michel Aêt
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 11 septembre 2006
Trénel et le Pré sujet, un samedi de septembre : deux hameaux qu'on a tout le loisir de découvrir, au rythme lent d'une montée à vélo, depuis la route de Domptin, baptisée rue Simone et Victor MONFORT.

Les habitants de Trénel sont devant les maisons, dans les jardins, chacun s'affairant à embellir son bien : au 10, la briarde rénovée semble défier le temps et, par sa seule présence à l'entrée du hameau, ancrer celui-ci dans une intemporalité paisible et campagnarde.

Son propriétaire, sans doute mû par un exotisme jardinier, a planté deux palmiers, presqu'incongrus sous les chênes altiers qui dominent sa maison : l'un d'entre eux, un Trachycarpus fortuneï au tronc de chanvre caractéristique de ces palmiers de Chine, a déjà pris de l'ampleur.

Dans le champ, en face, un pommier aux proportions imposantes est chargé de fruits, rouges et de taille moyenne qu'on ne résiste pas à goûter : tout jus et sucre, bonheur de milieu de journée savouré à la sauvette par celui qui la cueille, entre deux regards pour un voisinage resté impassible devant ce délit de gourmandise enfantin... (Voir notre article sur les vergers de VSD: http://v-s-d-le-village.over-blog.com/article-3701637.html)

Plus haut, la petite bâtisse à la façade couverte de vigne vierge, aux rouges flamboyants sous un soleil de mileu d'après midi, est un sujet d'aquarelle pour le peintre qui la découvrirait ; c'est la maison de feuilles.

Plus haut encore, un jeune couple pressé de se donner un toit, restaure une vieille pierre, masure au bord du chemin, aux murs lézardés, qu'ils surmontent d'une charpente épaisse beau symbole de l'éternel recommencement de la vie !

Puis, après avoir appuyé sur le pédalier et senti les mollets se raidir, le promeneur à vélo arrive au Pré sujet, où quelques maisons récentes, cossues, blotties sous des arbres de haute tige, entourées de grands jardins qui les éloignent de la rue, contrastent avec la ruine qui semble finir la route, la clore d'un point final là où celle-ci se sépare en effet en deux chemins de terre chaotiques.

Le Pré sujet, élégant, presqu'austère dans la distinction  contenue de pavillons d'architectes,  n'a pas aujourd'hui cette gaieté estivale qui se dégage du hameau de Trénel, où les maisons, ouvertes sur la route, orientées au sud-sud-ouest, paraîssent mûries par les soleils captés et leurs pierres chaudes gorgées d'une "méridionalité" irradiante pour ses habitants.

L'âme de Trénel est peut-être là, dans ce face-à-face de fin d'été avec un point cardinal.

Face au sud...
Par Michel Aêt
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 1 octobre 2006

Fin d'après midi magnifique à VSD.

Temps clair, qui offrait dans un ciel limpide ce spectacle toujours fascinant des avions en "approche finale" de l'aéroport de Roissy : encore assez haut lorsqu'ils survolent Villiers-Saint-Denis, mais déjà visibles, les carlingues scintillantes de ces "grands boeings bleu de mer" nous emmènant en voyage, tandis que nous marchons dans nos vignes et que le chien, là-bas devant, court sur le chemin. 

On entend soudain dans nos têtes la voix de Robert Charlebois...

Les paysages, ce soir, étaient magiques, tels que Villiers-Saint-Denis  les offre aux promeneurs patients, qui savent attendre que le ciel se déchire soudain, tirant comme des rideaux des cieux mêlés pour libérer de grands prés d'azur, sortes d'alpages aériens où paissent de lointains moutons blancs.

Il faut s'extirper de la rêverie qui vous saisit quelques instants pour prendre la route qui grimpe vers le camping des Sapins, traversant un lotissement de maisons modernes et coquettes donnant une vue très belle sur les coteaux du Monthuy.

On atteint le camping, qu'on longe en prenant conscience du potentiel touristique exceptionnel de Villiers, encore  insuffisamment exploité par ses habitants.

La route prend fin et lui succède alors un chemin de terre, tel  ceux que la cavalerie de Napoléon fonçant vers le champ de bataille emprunta peut-être en 1814 pour rejoindre l'infanterie, chevaux ventre à terre, tous fers cliquetants et naseaux d'écume, tandis que les cavaliers fixaient leur regard sur la plaine et le bourg de Charly, dont le haut clocher sombre du XIIIème, ce 1er octobre 2006, s'élève avec austérité au-dessus de son cheptel de maisons claires, berger de pierre dans la vallée.

On est aux "Chalumards" puis au "Rez"; deux faisanes nous coupent la route et s'engagent dans un rang de vignes, trottinant l'une derrière l'autre sans hâte, les effrontées...

Le chemin rejoint alors la route goudronnée, ce petit ruban longiligne qui, très vite, nous fait entrer dans  le bois du Four et atteindre la ferme de la Canardière ainsi que sa petite ruine qui, sur le chemin d'accès, à l'orée de la forêt, semble constituer un étrange signal pour le visiteur.

Bientôt surgit à main droite un champ de maïs où les grains orangés, très mûrs, semblent s'extraire de leur gangue brune, dans un appel muet à la récolte.

On continue sur la route qui offre très vite des perspectives paysagères lointaines  teintées de ces mordorés que les soirs d'automne savent recéler, et qui se gravent en nos mémoires.

Quand ressurgiront-elles ? Un jour de grande souffrance peut-être, quand les horizons se bouchent et que l'on trace en soi des lignes d'espérance, alors imagées par cette sublime et réconfortante résurgence : voilà pourquoi il faut rouler avec empathie sur les lignes droites qui relient entre eux nos villages briards, quand nous sommes encore dans la force de l'âge...

Continuez, vous serez bientôt à cette intersection qui signale, par une pancarte vieillissante, Villiers-Saint-Denis sur votre gauche : elle surplombe de petits panneaux portant les mentions "Beaurepaire", "La masure" et "Ferme neuve".

On entre alors, entre Charly-sur-Marne et Villiers-Saint-Denis, dans ce qui est une "petite Suisse" du canton, un petit territoire circonscrit par les bois qui  le bordent à gauche et ouvert à droite sur le plateau de Brie, où l'on croit deviner, régnant encore en maîtres des lieux,  des personnages à la Giono,  vivant dans leurs domaines respectifs, voisins mais seulement voisins les uns des autres, s'observant avec intransigeance et vigilance, imprimant à leurs parcelles respectives une empreinte humaine héritée de générations de laboureurs, d'éleveurs veillant à leurs pâturages, dont les verts tapissent élégamment le paysage livré au regard de l'automobiliste.

Bien sûr, "Beaurepaire" est, des trois, le domaine qui a la plus fière et historique allure, avec sa tour, sa bâtisse quasi seigneuriale, sa mare, ses murs d'enceinte, son allée qui y conduit avec une vraie majesté, son organisation rectangulaire digne des plus grands domaines agricoles d'Ile-de-France.

Mais l'arrivée à "La masure" est buccolique: les prés, à main gauche, semblent éclairer le paysage de leurs verts intenses, et derrière les murs peu avenants qu'on voit d'emblée de la route, s'aperçoit vite une maison élégante, haute, chargée comme la barque de souvenirs de ces bonheurs et de ces drames familiaux propres aux grandes familles briardes, là au fond de la cour.

Le visiteur sait qu'on eut ici la foi la plus irradiante puisque Notre-Dame de Confiance y fut érigée sur le bord du chemin, belle statue d'un blanc immaculé au visage de vierge rurale sereine et confondante, qu'on ne peut immédiatement quitter du regard.

Il faut néanmoins reprendre la route qui surplombe le ru des Escouffières et parvenir enfin à Villiers-Saint-Denis en passant par "Ferme neuve" : elle n'a pas d'article, "ferme neuve", parce qu'il n'y a qu'elle sans doute; non pas "la ferme neuve", qui serait présente là comme ailleurs, mais "Ferme neuve", l'unique, cachée là dans un écrin de verdure au bout de son chemin privatif, en contrebas de la route, et qu'on devine dans sa beauté rurale de grande maison couverte de feuilles, au bord du ruisseau.

Elle semble ponctuer d'une marque finale l'itinéraire accompli dans ce val d'Escouffières et qui est un enchantement, une sorte de défilé de scènes champêtres que la vision d'un troupeau de vaches de près de cinquante têtes paissant sur le coteau, face au cimetière de Villiers-Saint-Denis, vient parachever.

On entre dans Villiers-Saint-Denis en effet : retour au village qu'on a quitté par un camping très "années 70", il y a vingt minutes, et qu'on regagne après un trajet aux dimensions rousseauistes : époustouflant village, décidément !

 

Par Michel Aêt
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Texte libre

Villiers-Saint-Denis (VSD) : trois lettres en vert et or

Il y a des VSD en Scandinavie (une importante société norvégienne de consulting en logistique : http://www.vsd.no).

Il y a aussi, bien sûr, VSD, le journal (http://www.vsd.fr): titre de presse bien connu, qu'on lit aussi à VSD : comprenez Villiers-Saint-Denis !

Mais il y a d'abord pour nous " VSD, le village ", notre village de  Brie champenoise, dont l'église du XIIème siècle rappelle, avec son clocher incliné, l'Histoire médiévale de son peuplement.

Depuis 1970, Villiers-sur-Marne, dans l'Aisne, est devenue..."VSD", Villiers-Saint-Denis, pour se distinguer de son homonyme du Val-de-Marne mais aussi pour faire référence à l'invocation très ancienne à Saint Denis dont une statue du XVIème siècle est à découvrir dans l'église.

VSD : trois lettres en vert et or : vert comme ses vignobles en été, or comme ses blés mûrs à l'heure de la moisson.

Villiers-Saint-Denis, VSD, le village en direct, c'est ici...
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus