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Poèmes d'ici

Jeudi 12 avril 2007
C'est le printemps, magique cette année à Villiers-Saint-Denis : prenez la route de Crouttes-sur-Marne, atteignez le sommet, là où l'on s'apprête à basculer sur l'autre versant, quittant les coteaux de Villiers pour apercevoir soudain les premiers villages seine-et-marnaiss.

La ruine est là, au bord de la route, entourée de buissons d'aubépine couverts de fleurs blanches et d'arbres fruitiers abandonnés, livrés à eux-mêmes depuis longtemps déjà, également en pleine floraison.

Le soleil se lève sur Charly-sur-Marne, qu'on devine s'éveillant en bas, dans le val de Marne.

On pense à ces gens qui vécurent ici, sur cette terre élevée, d'où les vues sont splendides, et qui, à chacune des aubes qu'ils vécurent sous leur toit désormais effondré, génération après génération, connurent le bonheur des perspectives, des horizons lointains, des cloches de villages se faisant écho jusqu'à eux, sur ce sommet d'un petit col où fut érigé leur domaine, maintenant livré aux herbes folles et aux ravages du temps.

Promeneur arrêtes-toi ! On croit entendre leur voix résonner d'un mur à l'autre, dans cette bâtisse à ciel ouvert, bientôt effondrée, élément de notre patrimoine architectural villiérois, mais pour combien d'années encore ?

Elle mérite bien un poème, pour en célébrer l'élégance, dans ce désastre qu'est son effondrement :


Buissons ardents,

Fleurs d'aubépine
Couronnent la ruine
D'un halo blanc.
Pignons saillants, vers quel azur ?
Pointes de pierre hérissées
Sur le Monthuit comme hissées,
Vigies soumises à l'usure.
Des âmes s'écoulent, fluides
Et pâles, entre ses murs,
Comme du ru l'eau pure
Dans la fraîcheur d'une aube humide.


©Michel Aêt - 11 avril 2007
Par Michel Aêt
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Mardi 12 février 2008
Piquetp-ture-copie-1.jpg Notre photo : piquet de pâture, sur le chemin de Trénel au Moulinet

Piquets de pâture flanqués dans leurs prés, vieilles silhouettes des bords de chemins, figées, mal équarries, de guingois, affublées de fers et chaînes rouillés et pendants, vacillant parfois sur leur base putréfiée...

Haies d'honneur pour rire que le promeneur solitaire passe en revue sur les chemins de Villiers-Saint-Denis où sa propre silhouette finit par se confondre, là-bas, sur l'horizon, avec celles de ces plantons immobiles...

Piquets de pâture, dans leur verticalité de bois mort, oh pauvres humains qui les regardez de votre verticalité trop fugace et fébrile de vivants, soyez sans illusion : un jour viendra où vous leur serez semblables, en votre rigidité cadavérique
de piquets horizontaux.

Sic transit gloria mundi.
Par Michel AÊT
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Villiers-Saint-Denis (VSD) : trois lettres en vert et or

Il y a des VSD en Scandinavie (une importante société norvégienne de consulting en logistique : http://www.vsd.no).

Il y a aussi, bien sûr, VSD, le journal (http://www.vsd.fr): titre de presse bien connu, qu'on lit aussi à VSD : comprenez Villiers-Saint-Denis !

Mais il y a d'abord pour nous " VSD, le village ", notre village de  Brie champenoise, dont l'église du XIIème siècle rappelle, avec son clocher incliné, l'Histoire médiévale de son peuplement.

Depuis 1970, Villiers-sur-Marne, dans l'Aisne, est devenue..."VSD", Villiers-Saint-Denis, pour se distinguer de son homonyme du Val-de-Marne mais aussi pour faire référence à l'invocation très ancienne à Saint Denis dont une statue du XVIème siècle est à découvrir dans l'église.

VSD : trois lettres en vert et or : vert comme ses vignobles en été, or comme ses blés mûrs à l'heure de la moisson.

Villiers-Saint-Denis, VSD, le village en direct, c'est ici...
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