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Histoire villiéroise

Vendredi 25 janvier 2008 5 25 /01 /2008 15:49
undefined C'était les années 20  à Villiers-Saint-Denis : la photographie que nous avons découverte nous fait découvrir, là où se trouve aujourd'hui l'auberge "Le petit bonheur", la boulangerie BESNIER, patronyme largement répandu en Brie depuis des siècles (on trouve par exemple des Besnier à Evry Grégy sur Yerres en Seine-et-Marne).

Les BESNIER sont sur le pas de leur porte; Monsieur porte des sabots et un large tablier; il a la casquette et les moustaches telles qu'on les affichait à l'époque, sur les bords de Marne dans les guinguettes, mais aussi, on le voit là, dans nos villages. La boulangère n'a pas ...les fines attaches des boulangères de Marcel PAGNOL, mais des bras forts, de ceux qui savent pétrir le pain. Tous deux paraissent sombres, ténébreux, austères comme leur devanture.

Dans la cour commune, derrière, finalement si ressemblante, mutatis mutandis, à ce qu'elle est encore en 2008, une famille est sortie de sa maison, pour poser devant l'objectif, témoignage que la venue d'un photographe n'était pas monnaie courante à Villiers à l'époque : on distingue 7 personnes, d'évidence endimanchées, de même que ce groupe de cyclistes prenant la pose pour l'occasion : chapeau, casquettes, cravates impeccables témoignent du soin porté à laisser de soi la meilleure image. Un groupe d'enfants, entre deux vélos, se laisse entrevoir, ils sont trois, dont un en costume blanc, magnifique.

La route est en terre, même si des bordures de trottoir en pierre permettent aux piétons, les jours de pluie, d'échapper à trop de boue.
Au fond, sur la voie, on devine une cariole, tirée par un cheval blanc : "tous derrière, tous derriè-è-re..." se sent-on fredonner en l'observant.

Un mur de pierres sèches, à gauche sur la photo, en passe de s'effondrer, occupe l'emplacement de l'actuel parking qui fait désormais face au restaurant, tandis qu'au fond, le cliché laisse découvrir les frondaisons du parc du château, qui semblent avoir plus d'ampleur qu'elles n'en ont aujourd'hui.

On apercoit de rares fils de téléphone, mais pas d'éclairage public, laissant imaginer l'obscurité enveloppante gagnant le village à la nuit tombée...en 1920.

La Grande Guerre est achevée depuis deux ans, les hommes, les survivants, sont de retour, gardant chevillés en eux le souvenir des morts qu'ils ont vu agoniser, à Verdun, au Chemin des Dames ou ailleurs.

La vie a repris ses droits, les familles sont reconstituées, malgré la saignée de 14-18, mais quelques trous béants s'observent à la table dominicale. Car, d'évidence, nous sommes un dimanche d'été : les costumes en attestent, comme les feuillages et les bicyclettes, qui mènent leurs propriétaires jusqu'au lieu du banquet familial.

La photo est elle aussi signée BESNIER : on lit en effet la mention "Ed.Besnier" au bas de celle-ci.

Le boulanger du village a disparu à Villiers depuis déjà de trop longues années; on prend, en ce mois de janvier 2008, sa voiture pour aller chercher son pain à Charly-sur-Marne.

Autre temps, autres moeurs...






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Vendredi 8 février 2008 5 08 /02 /2008 23:26

Villiers-Saint-Denis a eu son historien, le docteur André BOCQUET, médecin directeur de l'hôpital de la fondation "la Renaissance Sanitaire" et qui, il y a trente ans, écrivit un petit livre remarquablement documenté consacré au château de Villiers-Saint-Denis et à son histoire, riche de personnalités très diverses, des seigneurs de l'Ancien Régime à la famille Picon, au début du siècle dernier, dont le nom reste associé à une marque célèbre d'apéritifs !

Le docteur André BOCQUET était un homme de culture, grand lecteur, fin lettré, qui accumula une documentation très variée pour rédiger articles et notes, résumés et notices, jusqu'à ce manuscrit de la monographie intitulée "Le château de Villiers-Saint-Denis" qu'on peut encore acheter au poste d'accueil de l'hopital.

Le fils du docteur BOCQUET a eu la présence d'esprit et l'élégance, après le décès de son père, de léguer à la société historique et archéologique de Château-Thierry l'ensemble des archives de celui-ci, lesquelles sont désormais entreposées et consultables au siège de cette société savante, à l'entrée de la Médiathèque de la ville.

Cette initiative d'un fils visant à assurer la pérennité des travaux de son père en confiant l'ensemble de ses notes et documents à une association dont la déjà très longue histoire (elle fut fondée en 1870) et l'activité présente de recherche historique et de débats intellectuels garantit la qualité de conservation et d'analyse des travaux de son père, est louable et excellente pour Villiers-Saint-Denis.

Des archives sans doute riches d'informations intéressantes sur l'histoire de notre village sont là, à quelques kilomètres, conservées par les dirigeants de la société historique et archéologique de Château-Thierry, dont plusieurs membres au demeurant résident dans le canton de Charly-sur-Marne. 

Gageons qu'elles seront un jour exploitées par des villiérois, désireux de mieux comprendre les ressorts de leur histoire et les riches heures de VSD...

 

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Samedi 1 mars 2008 6 01 /03 /2008 21:17
"Après l'an Mil, après l'an 2000" : du haut de notre clocher, dix siècles d'histoire nous contemplent ! 

Qui y a pensé dans le village ? Qui ? 

Personne, en tout cas, n'a, à ce jour,  ni parmi les membres du conseil municipal, de la majorité ou de la minorité, ni dans les associations, ni dans la presse, formulé la proposition de célébrer le millénaire de notre église. 

Pourtant oui, ce petit trésor d'art roman, objet de tous les soins aujourd'hui, après avoir été menacé de démolition il y a quelques décennies, abrite sous sa voûte romane 1000 ans d'histoire de notre village dont les pierres semblent résonner encore, mille ans de secrets, de joies et de chagrins vécus entre ses murs, mille ans de ferveur chrétienne, mille ans de foi partagée durant les offices, mille ans, mille ans ! 

Et cela ne se fêterait pas ? 

Rappelez-vous : le millénaire capétien a été fêté en Picardie; un millénaire, quand même, voilà qui justifie une ou plusieurs initiatives ! 

Or notre église romane, si l'on se fie à ce qui nous est dit de sa construction, a été bâtie au XI ème siècle, il y a mille ans : 1002, 1008, 1015, quand exactement la 1ère pierre de l'édifice a-t-elle été posée ? 

Aucune trace n'est probablement décelable dans les archives qui permette de le savoir avec précision. Mais cela vaut bien une messe, et laquelle ! 

Présidée par l'évêque, avec un rituel d'exception, bannière et procession, cloche sonnée à toute volée, timbre commémoratif édité pour l'occasion, banquet républicain pour rassembler autour de l'évènement "celui qui y croit comme celui qui n'y croit pas", unis dans l'évocation festive d'un acte fondateur de toute  communauté villageoise qu'était au moyen âge l'édification d'une église,  plaque commémorative et tutti quanti... 

Une grande exposition est à imaginer, consacrée à l'histoire d'un village serré autour de son église, qu'on dénommerait "VSD, 1000 ans  d'histoire" et qu'on confierait à des historiens de métier, en charge d'écrire une monographie du village (nous sommes prêts, ici, à VSD le village, à y contribuer). 

Une confrérie des vignerons de Villiers-Saint-Denis, fondée à l'occasion du millénaire de son église, et qui serait bénie par l'évèque, dans le respect de traditions multiséculaires, verrait le jour à cette occasion et offrirait l'opportunité à nos vignerons de s'affirmer, solidaires et fraternels, comme une profession attachée à la promotion de son terroir viticole grâce à des actes symboliques, tels que celui de se constituer en confrérie, comme savent le faire , village par village, les vignerons bourguignons, alsaciens, jurassiens.

Y-a-t-il meilleure occasion qu'une période électorale, où les idées sont émises avec l'espoir qu'elles soient retenues par tel ou tel des candidats en lice, pour lancer une telle idée ? 

Qui refuserait de nous aider, nous villiérois, dans la préparation d'une telle célébration ? Le sous-préfet ? Le conseil général et son comité départemental du tourisme ? Le conseil régional de Picardie, qui connaît déjà ce qu'est la célébration d'un millénaire ? L'évêché ? L'interprofession des viticulteurs de Champagne, pour laquelle toute mise en valeur de l'histoire d'un village millénaire du vignoble de Champagne est une opportunité d'affirmation de l'image immémoriale des vins de Champagne ? 

L'une des vocations de VSD le village est de promouvoir ici concepts et idées neuves pour le plus grand profit de notre village d'exception. Celle-ci verra le jour, n'en doutez pas !

C'est à VSD et nulle part ailleurs... 

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Dimanche 2 mars 2008 7 02 /03 /2008 12:15

undefined L'immédiat après-guerre à VSD : nous sommes sans doute en 1948-
1950.

Par rapport aux années 20, on se souvient de la photo mise en ligne sur
ce site et que nous avions légendée (voir notre article en cliquant ici : http://v-s-d-le-village.over-blog.com/article-15987329.html),
la boulangerie Besnier est devenue une épicerie mercerie et un café-hôtel- restaurant le jouxte désormais.

L'éclairage public a fait son apparition, probablement immédiatement
avant 39, les anciens du village pourraient nous le confirmer : les lanternes sont élégantes, comme celle que l'on apercoit sur la façade de l'épicerie.

Le réseau téléphonique s'est développé et un poteau télégraphique
s'élève au bord de la grande rue. 

La mairie-école, construite dans les années qui ont précédé la guerre a trouvé son assise sur un terrain auparavant ceint d'un mur de pierres sèches, à l'abandon dans les années 20. La route a été goudronnée, des trottoirs créés côté mairie-école et un premier panneau de signalisation posé là où, en 1939, n'existait qu'une route en terre aux abords encore informes et caillouteux. Tous les toits sont encore fait de
petites tuiles sauf celui de la mairie-école, qui fut sans doute l'un des
premiers à avoir été revêtu de tuiles mécaniques. Villiers-sur-Marne
entre à pas comptés dans la modernité : la photo est prise, à l'inverse de celle faite dans les années 20,  sans souci de faire poser des habitants devant l'objectif d'E.MIGNON, qui l'a signée. On devine seulement 2 vélos, au loin. À voir les ombres de bâtiments se reflétant sur la route et les frondaisons, nous devons être un jour d'été, à l'heure de midi.

Par Michel AÊT - Publié dans : Histoire villiéroise
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Villiers-Saint-Denis (VSD) : trois lettres en vert et or

Il y a des VSD en Scandinavie (une importante société norvégienne de consulting en logistique : http://www.vsd.no).

Il y a aussi, bien sûr, VSD, le journal (http://www.vsd.fr): titre de presse bien connu, qu'on lit aussi à VSD : comprenez Villiers-Saint-Denis !

Mais il y a d'abord pour nous " VSD, le village ", notre village de  Brie champenoise, dont l'église du XIIème siècle rappelle, avec son clocher incliné, l'Histoire médiévale de son peuplement.

Depuis 1970, Villiers-sur-Marne, dans l'Aisne, est devenue..."VSD", Villiers-Saint-Denis, pour se distinguer de son homonyme du Val-de-Marne mais aussi pour faire référence à l'invocation très ancienne à Saint Denis dont une statue du XVIème siècle est à découvrir dans l'église.

VSD : trois lettres en vert et or : vert comme ses vignobles en été, or comme ses blés mûrs à l'heure de la moisson.

Villiers-Saint-Denis, VSD, le village en direct, c'est ici...
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