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Mardi 10 juin 2008
On ne fréquente jamais assez les cimetières... Celui de VSD notamment, dit le nouveau cimetière, pour le distinguer de celui qui entoure notre église romane, est situé à la sortie du village, sur la route des fermes, en direction d'Essômes.

Poussez le portail : les tombes sont là, en surplomb des marais, ainsi que le monument aux blessés de guerre morts à l'hôpital de Villiers, et que l'enfant qui m'accompagne compte attentivement, comme s'il faisait un devoir d'école : 128, 129, 130, ...

Sur la tombe d'Ovide DUCAMP, 1921-2006, de nombreuses plaques du souvenir rappellent que l'ancien maire de VSD a marqué de son empreinte la commune : parmi elles, celle de Paul GIROD, Sénateur de l'Aisne, ancien président du Conseil général.

La tombe d'André BOCQUET, ancien médecin-directeur de l'hôpital de VSD et de son épouse est, quant à elle, dépouillée, sans croix, sans rien d'autre que de courtes mentions d'état civil : celui qui donna conscience à notre village et ses habitants, à travers l'histoire de son château, qu'il publia peu avant sa mort,  de la richesse du passé communal et des personnalités qui le marquèrent au fil des siècles depuis le moyen âge, a fait le choix de la sobriété, conscient de la vanité des choses en ce monde :" vanitas vanitatis, omnia vanitas"...

La présence obsédante de la mort incite en ce dimanche matin à ne pas trop s'attarder en ce lieu de mémoire, de peur d'atteindre à la gaieté enfantine du petit qui est là, toujours à ses calculs d'écolier appliqué, face à l'obélisque commémorant les souffrances ultimes des blessés de guerre morts à Villiers-Saint-Denis.

En quittant le cimetière, s'aperçoit, sur la tombe de Fernand RUELLE, patriarche viticole, fondateur de domaine, inlassable travailleur qui fut paysan, aubergiste, vigneron, une photo : en noir et blanc, à l'ancienne : on l'y voit avec son épouse, il a l'air austère et soucieux, comme sur cet autre cliché qu'on peut voir chez son fils, dans la cave à Champagne ouverte aux acheteurs, route de Bézu-le-Guéry.

À la regarder, on se met à penser au "laboureur et ses enfants" de Jean de La Fontaine et à cette sagesse paysanne, empreinte de gravité, que le célèbre fabuliste castelthéodoricien a su faire parvenir jusqu'à nous...
par Michel AÊT publié dans : Carnets du quotidien
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Villiers-Saint-Denis (VSD) : trois lettres en vert et or

Il y a des VSD en Scandinavie (une importante société norvégienne de consulting en logistique : http://www.vsd.no).

Il y a aussi, bien sûr, VSD, le journal (http://www.vsd.fr): titre de presse bien connu, qu'on lit aussi à VSD : comprenez Villiers-Saint-Denis !

Mais il y a d'abord pour nous " VSD, le village ", notre village de  Brie champenoise, dont l'église du XIIème siècle rappelle, avec son clocher incliné, l'Histoire médiévale de son peuplement.

Depuis 1970, Villiers-sur-Marne, dans l'Aisne, est devenue..."VSD", Villiers-Saint-Denis, pour se distinguer de son homonyme du Val-de-Marne mais aussi pour faire référence à l'invocation très ancienne à Saint Denis dont une statue du XVIème siècle est à découvrir dans l'église.

VSD : trois lettres en vert et or : vert comme ses vignobles en été, or comme ses blés mûrs à l'heure de la moisson.

Villiers-Saint-Denis, VSD, le village en direct, c'est ici...
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