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Jeudi 19 juin 2008
Nos paysages ruraux de Villiers-Saint-Denis et des environs de Villiers forment notre horizon quotidien et donnent à notre vie villageoise tout son charme.

Depuis début mars, chaque semaine,  sur VSD le village, nous publions, régulièrement, des photos d'amateur nous montrant un site, un élément du patrimoine rural, un lieu ou un paysage particulièrement représentatif de la qualité paysagère de VSD et des villages limitrophes.

Chacune et chacun d'entre vous, villiéroises et villiérois, êtes invités à participer à cette initiative, sous forme de jeu concours des plus beaux clichés sur notre patrimoine rural.
 
Comment faire ?
 

C'est très simple : adressez-nous vos photos, par mail, sous format .jpeg à :

svital_com@yahoo.fr

Chaque  photo sera publiée sans mention du lieu mis en valeur, les visiteurs de VSD le village étant invités à découvrir et à reconnaître le site ainsi photographié.



Voilà, sur le faîte d'une maison devant laquelle chaque villiérois, quittant en voiture le village, passe régulièrement, l'objet de notre curiosité patrimoniale du jour : cette girouette en fer forgé est d'une finesse remarquable.

On y voit un joueur de flûte peut-être, un peu à l'image de celui de Bacharach dans la légende allemande, semblant guider des animaux sur un chemin.

Elle se découpait superbement, mardi 18 juin au soir, lorsque le cliché fut pris, sur un ciel d'azur qu'un voile léger de tulle semblait envelopper.

Notre village et ses abords immédiats est encore riche de quelques belles enseignes, et de girouettes qui appellent le regard du passant, les soirs d'été, à l'heure où ses rêveries l'amènent à lever la tête, tourné vers l'infini céleste... 
 

Par Michel AÊT - Publié dans : Itinéraires et balades
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Mercredi 18 juin 2008

18 juin : date capitale, celle du célèbre appel du Général de Gaulle aux français.

Mais 18 juin, date capitale pour l'Aisne, capitale aussi pour la France, bien avant le 18 juin 1940, et incarnant la même et farouche volonté de rendre à la france sa liberté et son indépendance.

Cette date, c'est celle du 18 juin 1918, à quelques encâblures de Villiers-Saint-Denis, à Belleau, dans le bois de Belleau très exactement.

Souvenons-nous : il y a quatre-vingt dix ans aujourd'hui,  de jeunes américains courageux ont attaqué les positions allemandes à Belleau, signant bien souvent de leur propre sang, sur le sol axonais, le début de la contre-offensive alliée face à la percée allemande qui l'avait précédée, et avait une nouvelle fois menacé Paris.

Le canon a tonné ce jour-là inlassablement; on devait l'entendre à Villiers ce canon-là, sous le feu duquel ils se sont sacrifiés, les héros américains.

Le 25 mai 2008, une commémoration magnifique a eu lieu sur les lieux de l'effroyable boucherie que fut ce combat de 1918 : c'était par un  dimanche ensoleillé de printemps, à Belleau wood : un major général de l'armée de terre française au nom basque, le général commandant les Marines, bardé de décorations sans doute conquises dans les rizières du delta du Mekong, l'ambassadeur des USA arrivé dans sa limousine,  dont l'aile gauche est surmontée d'un fanion aux couleurs des États-Unis, une flopée de hauts gradés de l'armée américaine, deux parlementaires français, dont le président du groupe d'amitié sénatorial France-USA, Paul GIROD, et tant d'autres : tous étaient là, dont on fait ici une énumération à la Prévert, à faire pâlir un chef du protocole !

Oui, c'était dimanche 25 mai, au cimetière américain de Belleau et la foule, dense, qui entourait ces huiles, cachait la vue sur ce jardin terrifiant de tombes où reposent à jamais les jeunes victimes de juin 18.

Les villiérois avaient vu passer au-dessus du village, vers 10h15, ce matin-là, les avions de chasse F16 venus tout exprès de leur base de Grande-Bretagne pour un survol à basse altitude de ce terroir du sud de l'Aisne et du village de Belleau en particulier : les voilà qui, soudain, firent vibrer le sol de ce Belleau wood, champ de bataille devenu cimetière, comme il vibra, en 18, sous l'effet du feu nourri des canons.

Seuls les héros morts, là, sous leurs milliers de croix blanches, restèrent impassibles, plongés dans leur interminable sommeil, face au surgissement des F16.

Un détachement de Marines tira des salves de fusil, la trompette d'un autre soldat américain, installé sur le clocher de l'église construite au pied du bois, sonna un saisissant "Aux morts" : un frisson parcourut les spectateurs, si près des morts, sous leurs croix blanches, mais déjà si loins de l'horreur du conflit de 14-18. 

En ce 18 juin 2008, pensons à eux, soldats que nous a laissés à jamais l'Amérique, reposant dans notre terre de France, sous le gazon impeccable d'un cimetière si proche de nous, villiérois, à Belleau : à l'heure où j'écris ces lignes, dans le silence du bois, dans l'étrange silence de la nuit à Belleau wood, s'entend seulement le hululement des chouettes sous la lune, comme si, comme si....

N'oublions jamais !

Par Michel AÊT - Publié dans : Carnets du quotidien
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Mercredi 18 juin 2008



Le vieux camion pompe tonne est encore là, visible à la sortie du village, lorsqu'on s'apprête à quitter VSD pour rejoindre notre chef-lieu de canton, au fond d'une ancienne carrière dans laquelle il rouille, s'enherbe, voit les saisons s'abattre en pluies fines et pénétrantes, en trombes d'eau, en gelées, en neige, en grêle, en chaleurs de plomb : il les reçoit stoïquement, impassible, sa calandre reconnaissable entre toutes, lui donne l'air de rire des avanies qu'il subit, lui qui connut tant de soins naguère, bichonné par les sapeurs pompiers volontaires du village.

Fièrement, il porte encore la marque en lettres blanches qui fit la fierté des maires successifs qui le connurent en circulation, notre fourgon pompe tonne, et celle aussi des villiérois rassurés de le savoir au village, à l'abri de son hangar, prêt à bondir hors de ses murs sous la conduite de nos soldats du feu locaux en cas d'incendie. On peut lire : "Sapeurs pompiers - Villiers-Saint-Denis".

Il était soldat du feu lui-même, soldat mécanique, toujours démarrant au quart de tour, toujours solide au poste, toujours laissant entendre le bruit régulier de son moteur inusable, un Berliet de la grande époque, tout droit sorti des usines lyonnaises de Marius Berliet (1), dont la réputation de patron à la fois intraitable sur la qualité et paternaliste a fait la légende, ternie sur le tard par les accusations de collaboration économique.

Il a encore son gyrophare, sa plaque d'immatriculation en 02, les lettres B.E.R.L.I.E.T. qui sont là, intactes,
incrustées à la vie, à la mort, dans le métal rouge.

Bien des anciens ne le regardent qu'à la dérobée, ce vieux camion villiérois, tant il soulève en eux des souvenirs émouvants de drames du quotidien, de maisons ravagées par les flammes, de biens et de souvenirs perdus à jamais dans les brasiers, du son de la sirène entendue du fond du village et dont l'intensité devient plus forte, au fur et à mesure qu'elle se rapproche du lieu du sinistre...

...Ce pin-pon inoubliable, indélébile, pour qui, sur le seuil, attendait, rongé d'angoisse, l'arrivée du camion pompe.

Regardez bien la photo : de grandes traces d'humidité mêlée de rouille commencent à strier les portes. Ce sont les rides du grand âge qui commencent à l'atteindre, celles d'un vieillard qu'on laisse mourir à petit feu, dehors.

Triste destin... Il  faut sauver le soldat Berliet, qui fait partie intégrante, oui , intégrante du patrimoine historique villiérois.

A qui appartient-il maintenant ? Encore à la commune ? Au corps départemental des sapeurs-pompiers de l'Aisne, depuis que les pompiers ont été départementalisés ? A un particulier, auquel il aurait été cédé ?

Sans doute la réponse nous sera-t-elle fournie ici, par celle ou celui qui détient l'information.  Mais, en tout cas, les passionnés de mécanique que nous avons au village, les passionnés de la lutte contre l'incendie, qui donnent de leur temps, sans compter, et tant d'autres, amoureux du village, de son histoire contemporaine, à laquelle appartient le vieux camion, m'ont compris et vont répondre à mon appel : oui, il faut sauver le soldat BERLIET !!!



(1) Sur le destin de Marius BERLIET,on peut lire avec profit la notice biographique en cliquant ci-dessous mais aussi visiter le site Web de la fondation marius BERLIET.
http://www.visseaux.org/berliet.htm

Par Michel AÊT - Publié dans : Carnets du quotidien
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Lundi 16 juin 2008


À qui doit-on l'incroyable variété d'arbres présents dans le parc du château de VSD ?

Auquel de ses propriétaires successifs doit-on la conception de ces perspectives paysagères, de ces bosquets, de ces clairières, de ces immenses pelouses très étudiées dans leur forme, de ces allées très "architecturées", de ces pelouses bordées de sujets centenaires, aux feuillages dont les tons ont manifestement été sélectionnés pour créer le contraste ?

Le parc du château de Villiers-Saint-Denis est un arboretum de premier plan, et la superficie de ce parc à l'anglaise, réalisé sur les flancs de la colline au pied de laquelle le château fut construit, puis reconstruit au dix-huitième siècle, a permis là la plantation de ce qui est désormais un élément majeur du patrimoine arboré picard mais aussi champenois.

IL n'existe pas à notre connaissance d'étude de recensement des  végétaux présents dans ce domaine, qui ferait pour un étudiant en sciences  de niveau master un passionnant sujet de mémoire et dont une synthèse, que la Fondation "La Renaissance Sanitaire" se réjouirait sûrement de publier, comme elle publia en son temps la monographie consacrée à l'histoire du château réalisée par le regretté docteur André BOCQUET (1),  constituerait un précieux guide de visite.

Il serait destiné à celles et ceux, patients hospitalisés dans l'un des pavillons de "La Renaissance Sanitaire" (2), bâtiments à l'architecture des années 60 assez désuète mais parfaitement insérés dans le parc, pour ne pas dire absorbés par lui, pour leurs visiteurs et pour les habitants du village, privilégiés qui peuvent aller se promener dans les allées.

Mais le parc du château de VSD est aussi une réserve remarquable de biodiversité que des scientifiques spécialisés dans le recensement des espèces et leur adaptation au milieu pourraient utiliser comme espace d'observation privilégié.

Enfin, parce qu'il a évidemment été imaginé, dessiné, structuré par un homme de l'art (lequel ?), sans doute durant la première moitié du dix-neuvième siècle, à moins que ce ne fut à l'initiative du comte Charles de NIEUWERKERKE, sous le Second Empire, le parc mériterait aussi une notice d'architecte paysagiste décrivant son organisation en sous-espaces, montrant comment ont été imaginées les reconstitutions de biotopes qui s'y découvrent au hasard d'une promenade et donnant une lecture historique des choix d'implantation d'espèces végétales qui y ont été faits.

L'existence d'archives sur ces questions est probable et ouvre de vraies perspectives pour la recherche.   


(1) Sur le docteur André BOCQUET, voir notre article :  Les archives du Dr André BOCQUET sont sauves...
Voir aussi notre article consacré au livre écrit par A. BOCQUET :  Château de VSD : relire le livre du docteur Bocquet

(2) www.larenaissancesanitaire.fr/
Par Michel AÊT - Publié dans : Itinéraires et balades
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Mardi 10 juin 2008
On ne fréquente jamais assez les cimetières... Celui de VSD notamment, dit le nouveau cimetière, pour le distinguer de celui qui entoure notre église romane, est situé à la sortie du village, sur la route des fermes, en direction d'Essômes.

Poussez le portail : les tombes sont là, en surplomb des marais, ainsi que le monument aux blessés de guerre morts à l'hôpital de Villiers, et que l'enfant qui m'accompagne compte attentivement, comme s'il faisait un devoir d'école : 128, 129, 130, ...

Sur la tombe d'Ovide DUCAMP, 1921-2006, de nombreuses plaques du souvenir rappellent que l'ancien maire de VSD a marqué de son empreinte la commune : parmi elles, celle de Paul GIROD, Sénateur de l'Aisne, ancien président du Conseil général.

La tombe d'André BOCQUET, ancien médecin-directeur de l'hôpital de VSD et de son épouse est, quant à elle, dépouillée, sans croix, sans rien d'autre que de courtes mentions d'état civil : celui qui donna conscience à notre village et ses habitants, à travers l'histoire de son château, qu'il publia peu avant sa mort,  de la richesse du passé communal et des personnalités qui le marquèrent au fil des siècles depuis le moyen âge, a fait le choix de la sobriété, conscient de la vanité des choses en ce monde :" vanitas vanitatis, omnia vanitas"...

La présence obsédante de la mort incite en ce dimanche matin à ne pas trop s'attarder en ce lieu de mémoire, de peur d'atteindre à la gaieté enfantine du petit qui est là, toujours à ses calculs d'écolier appliqué, face à l'obélisque commémorant les souffrances ultimes des blessés de guerre morts à Villiers-Saint-Denis.

En quittant le cimetière, s'aperçoit, sur la tombe de Fernand RUELLE, patriarche viticole, fondateur de domaine, inlassable travailleur qui fut paysan, aubergiste, vigneron, une photo : en noir et blanc, à l'ancienne : on l'y voit avec son épouse, il a l'air austère et soucieux, comme sur cet autre cliché qu'on peut voir chez son fils, dans la cave à Champagne ouverte aux acheteurs, route de Bézu-le-Guéry.

À la regarder, on se met à penser au "laboureur et ses enfants" de Jean de La Fontaine et à cette sagesse paysanne, empreinte de gravité, que le célèbre fabuliste castelthéodoricien a su faire parvenir jusqu'à nous...
Par Michel AÊT - Publié dans : Carnets du quotidien
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Villiers-Saint-Denis (VSD) : trois lettres en vert et or

Il y a des VSD en Scandinavie (une importante société norvégienne de consulting en logistique : http://www.vsd.no).

Il y a aussi, bien sûr, VSD, le journal (http://www.vsd.fr): titre de presse bien connu, qu'on lit aussi à VSD : comprenez Villiers-Saint-Denis !

Mais il y a d'abord pour nous " VSD, le village ", notre village de  Brie champenoise, dont l'église du XIIème siècle rappelle, avec son clocher incliné, l'Histoire médiévale de son peuplement.

Depuis 1970, Villiers-sur-Marne, dans l'Aisne, est devenue..."VSD", Villiers-Saint-Denis, pour se distinguer de son homonyme du Val-de-Marne mais aussi pour faire référence à l'invocation très ancienne à Saint Denis dont une statue du XVIème siècle est à découvrir dans l'église.

VSD : trois lettres en vert et or : vert comme ses vignobles en été, or comme ses blés mûrs à l'heure de la moisson.

Villiers-Saint-Denis, VSD, le village en direct, c'est ici...
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