VSD à son camping, "Les sapins", parce qu'ici..."Les flots bleus" ne sont pas au bout de
l'horizon pour le campeur à son réveil, lorsqu'il s'extrait de la tente pour humer l'air du jour, encore tout engourdi.
Du camping "Les sapins", ce sont des flots d'or qu'on peut apercevoir sur les coteaux du Monthuy, polis par des siècles de travail des champs, et de passage des herses, et de celui des
socs, et des fléaux s'abattant sur les blés murs, et de lourdes moissonneuses et, naguère, de passages à pas lents des laboureurs, en culotte de velours...
Flots d'or des colzas en fleur au printemps, flots d'or des blés de juillet...
La vue est belle, de ce camping qui donne potentiellement à Villiers-Saint-Denis, eh oui !, son statut de commune touristique (1) : car tout se
réglemente en France, même l'appellation de commune touristique, à laquelle l'amoureux transi de son village ne peut pas recourir sans précaution, malgré l'élan d'empathie qui est le sien
pour son clocher.
Il faut en effet un site naturel classé, ou un monument classé, ou des productions locales génératrices de flux de visiteurs et d'acheteurs, la tombe d'un grand homme ou sa propriété, où les
deux, comme à Colombey, mais, surtout, les infrastructures pour accueillir les touristes de court séjour comme ceux habitués à une fréquentation plus régulière.
VSD a tout cela, et bien d'autres choses encore. qu'on en juge : un vignoble d'appellation contrôlée Champagne et des vins d'exception, que des caves
laissent remarquablement vieillir , une église protégée par les monuments historiques datant du XI ème siècle, un Château du XVIIIème siècle, épargné par
la Révolution et qui succéda à une construction sans doute médiévale, un ministre des Beaux Arts de Napoléon III, furtif ministre certes, mais auparavant Surintendant des Beaux
Arts inamovible de son altesse impériale dont il fut un intime; un cénotaphe du susdit au cimetière, entretenu, et qu'on vient honorer de plus loin qu'on ne peut l'imaginer, en
raison d 'un bonapartisme persistant dans ce pays décidément peu ordinaire; des espèces animales rarissimes, telles que la couleuvre Natrix Natrix ou le triton
alpestre et une sous-espèce autochtone de celui-ci, le triton pleureur (triturus alpestris dolorosus), une pierre géante en forêt, naguère objet d' un culte païen puis devenu
refuge d'ermite, et tutti quanti, sans compter donc notre camping.
C'est ici et nulle part ailleurs.
Et notre camping justement, après avoir connu une période de crise, après avoir perdu ses 2 étoiles qu'il avait conquises à son ouverture, puis perdu son café restaurant, dont le
gérant déposa le bilan à l'été 2007, semble connaître une période d'embellie, un nouvel élan.
Un nouveau responsable, bien connu dans le village puisqu'il y vient en villégiature, au camping, depuis de longues années, Jean-Pierre OUARI, s'attache, en liaison avec le propriétaire, à
assurer le meilleur entretien possible du lieu, à le remettre aux normes pour reconquérir les étoiles perdues et redonner de l'attractivité aux Sapins.
Sur 83 emplacements permanents, 77 sont loués à l'année à des amoureux de la nature, des bords de Marne et de la pêche, de notre village.
La demande croît pour la location des places restantes et la clientèle de passage commence à reprendre le chemin du camping qui dispose de capacités significatives d'accueil à la
journée.
Reste, naturellement, à réouvrir le restaurant et à en faire, comme il le mérite compte tenu de la qualité du lieu qui domine les coteaux de Villiers et offre un aperçu splendide sur le
village, un lieu gastronomique fréquenté avec plaisir par nos visiteurs : la rumeur court que cela pourrait être réalité d'ici à l'été.
En tous cas, en retrouvant du dynamisme, le camping "les sapins", qui constitue la plus importante des structures d'accueil touristique de la commune mais pas la seule, puisqu'on
compte aussi sur le territoire communal une maison d'hôte, "Le petit Monet", des chambres et studios meublés rue du 8 mai ainsi qu'un restaurant de qualité, "le
petit bonheur", conforte la vocation de VSD à revendiquer et à obtenir le statut de commune touristique de l'Aisne par arrêté préfectoral, lequel lui ouvrirait droit à
des recettes en provenance de l'Etat de nature à l'aider dans son embellissement et son développement.
(1) La loi n° 2006-437 du 14 avril 2006 portant diverses dispositions sur le tourisme distingue les stations classées de tourisme et les
communes touristiques :
- le régime de classement en station touristique est modifié et simplifié : les stations classées sont rassemblées sous une appellation unique, station classée de
tourisme ; VSD ne peut y prétendre.
- les communes touristiques sont dotées quant à elles d’un réel statut juridique et la nouvelle loi élargit cette qualification à des communes autres que celles qui
bénéficient de la dotation touristique ;
Sont ainsi dénommées communes touristiques :
- celles qui bénéficient, au titre du tourisme, de la part de dotation particulière identifiée au sein de la dotation forfaitaire de la DGF et appelée « dotation
touristique »,
- et celles qui mettent en oeuvre une politique locale du tourisme et qui offrent des capacités d'hébergement pour l'accueil d'une population non résidente.Par cette deuxième
catégorie, il s’agit désormais d'ouvrir le bénéfice de la dénomination « commune touristique » aux communes satisfaisant aux critères qui commandait, jusqu'en 1993, l'attribution de la
dotation touristique dont le calcul résultait des capacités d’hébergements touristiques par rapport à la population permanente de la commune. Il convient ainsi de « labelliser » les
communes qui, depuis lors, ont fait l’effort de renforcer leur pouvoir d’attraction : VSD peut y prétendre et en obtenir le bénéfice : voilà un élément à ajouter au programme de mandature du
prochain maire.
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