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Lundi 18 février 2008
Lu ce week end, cette phrase extraite d'un livre publié ces jours derniers dans la collection de poche FOLIO, aux éditions GALLIMARD : elle pourrait décrire nos fenêtres comme elle décrit en l'occurence des fenêtres de villages bourguignons.

Écrivain américain, professeur de littérature à l'université, France MAYES a publié aussi, il y a quelques années déjà, "Sous le soleil de Toscane", superbe livre dans lequel elle racontait sa passion pour la restauration d'une vieille maison de village en Toscane, à laquelle elle a consacré des années d'efforts : nombreux seront les villiérois de souche ou d'adoption qui, lisant ce livre, se retrouveront dans cet hymne talentueux à la restauration de ces maisons chargées de mémoire, chargées d'histoire, qu'elle soit familiale ou locale, ou les deux à la fois...et qui, derrière les rideaux de dentelle de leurs fenêtres, continuent, par-delà les siècles, à abriter nos bonheurs et nos secrets, nos joies et nos peines, les cris d'enfants et les soupirs de lassitude des plus âgés d'entre nous lentement érodés par les années d'une longue vie ...

"Les maisons de village, fermées, préservent leur intimité. Rideaux de dentelle derrière toutes les fenêtres - pas de dentelle artisanale, mais ces produits industriels avec des motifs si banals de chevaux caracolant, de chats à pelote, de moulins à vent. Certainement fabriqués en Chine. Un rideau à dentelle n'existe que pour la main qui le pousse , pour ceux qui, l'entrouvrant discrètement , jettent un petit coup d'oeil dans la rue."

France MAYES, "saveurs vagabondes", éditions FOLIO, 2008
- Publié dans : Notes de lecture
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Vendredi 15 février 2008

Trois semaines; trois petites semaines nous séparent encore de l'élection municipale. 

Pas une commune de France, hormis celles où, à moins de cent habitants, le choix du conseil municipal est affaire d'arrangements entre familles, négociées par des patriarches rompus à l'âpre discussion entre chefs de clans, des programmes ne soient sortis des rotatives ou des photocopieuses; pas une où une réunion publique n'ait déjà un peu animé la vie locale d'échanges parfois rudes, lot de toute compétition démocratique; pas une où des listes avec ou sans photos, complètes ou incomplètes, n'aient circulé, sous le manteau ou au grand jour.

Pas une, mais à VSD, qu'en est-il ?

A  J - 23, rien encore, strictement rien.

Si, ici même, quelques propositions lancées par nous, qui sommes les témoins neutres de cette non compétition, le 24 janvier dernier, lesquelles  ont suscité un intérêt  vif puisque l'article intitulé "veillée d'armes électorale" avait été lu par plus de 130 internautes  72 heures après sa parution, un seul d'entre eux pourtant ayant posté un commentaire, au demeurant pertinent.

J - 23 : le débat sur le devenir de la commune, sur ses perspectives d'embellisssement, sur la stratégie d'aménagement qu'il faut concevoir pour elle, sur les opportunités à saisir pour conforter son identité, garantir le mieux-vivre de sa population n'est plus vraiment envisageable dans un délai aussi court. Il n'est pourtant pas non plus définitivement impossible : mais enfin, 3 semaines laissent bien peu de temps pour y pourvoir.

Evidemment, cette situation de fait, que constate chaque habitant du village, dont la boîte aux lettres reste vide de toute document préélectoral,  fût-ce une simple déclaration d'intention individuelle (1),  est très étonnante.

Elle paraît profiter, désormais, au maire sortant et à son équipe rapprochée, qui s'appuient sur leur bilan rendu public fin août pour postuler à leur propre reconduction et afficher l'objectif de poursuivre l'action entreprise durant le précédent mandat.

Curieux village que VSD où le débat municipal est atone. Il est vrai que la tâche de maire d'un gros village rural est devenue ingrate, lourde de responsabilités, contraignantes, et qu'on ne se bat plus avec la même énergie qu'autrefois pour exercer la fonction de Premier magistrat, même si celle-ci reste pour chacune et chacun d'entre nous la fonction pivot autour de laquelle s'organisent les relations pacifiées ou conflictuelles qui donnent le tempo d'un bourg comme VSD.

Bien sur, les habitués des scrutins le savent, et ceux qui ont la mémoire des élections municipales successives à Villiers-Saint-Denis depuis des lustres, il faut attendre l'ouverture des urnes pour connaître, le 9 mars, la "tendance" villiéroise, les scores respectifs des candidats et les alliances possibles pour constituer une majorité.

Mais ce qui est sûr, c'est que le temps nous est compté, d'ici au premier tour, pour  effectuer autre chose qu'un simple choix de personnes, en l'absence d'objectifs affichés, mis en forme, diffusés, présentés, exposés.

Le sablier se vide inexorablement...C'est à VSD, et nulle part ailleurs ! 



(1) Dans un village comme VSD (moins de 3500 habitants) le mode de scrutin permet la recevabilité des candidatures individuelles et laisse toute latitude à l'électeur pour panacher et constituer sur son bulletin le conseil municipal à la carte dont il imagine la constitution, y compris avec des personnes non candidates, mais dont il couchera le nom dans l'isoloir, par esprit taquin ou conviction de l'utilité de sa démarche civique.

Par Michel AÊT - Publié dans : On en parle ici...
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Vendredi 15 février 2008

"Matin de givre à Dommiers...
Bien sûr les hivers ne sont plus ce qu’ils étaient mais il y a de belles matinées claires et froides comme celle de ce matin.
La Vallée est encore noyée dans des restes de brumes et des fumées s’élèvent dans l’air. Un pigeon essaie de charmer sa belle pendant que là-haut passe un avion. La lune, après une nuit bien remplie va se coucher…
"

Voilà ce que l'on pouvait lire, le 28 janvier, sur le très beau petit site Web consacré au village de Dommiers, niché dans sa vallée,  à proximité immédiate de Soissons.

L'Aisne compte de très nombreux villages mais très rares sont ceux qui, comme Villiers-Saint-Denis ou Dommiers,
sont ainsi accessibles sur Internet et mettent en valeur  leur identité, leur charme, leur histoire, les  femmes et les hommes qui font la richesse et la diversité de leur quotidien.

Alors bravo aux promoteurs du site consacré à Dommiers, remarquablement illustré de photographies d'art qui font aimer les paysages du soissonnais.

Nous vous invitons à le visiter et VSD le village fait désormais figurer parmi ses liens le site consacré à Dommiers :

http://dommiers.free.fr
Par Michel AÊT - Publié dans : Notes de lecture
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Mardi 12 février 2008
Piquetp-ture-copie-1.jpg Notre photo : piquet de pâture, sur le chemin de Trénel au Moulinet

Piquets de pâture flanqués dans leurs prés, vieilles silhouettes des bords de chemins, figées, mal équarries, de guingois, affublées de fers et chaînes rouillés et pendants, vacillant parfois sur leur base putréfiée...

Haies d'honneur pour rire que le promeneur solitaire passe en revue sur les chemins de Villiers-Saint-Denis où sa propre silhouette finit par se confondre, là-bas, sur l'horizon, avec celles de ces plantons immobiles...

Piquets de pâture, dans leur verticalité de bois mort, oh pauvres humains qui les regardez de votre verticalité trop fugace et fébrile de vivants, soyez sans illusion : un jour viendra où vous leur serez semblables, en votre rigidité cadavérique
de piquets horizontaux.

Sic transit gloria mundi.
Par Michel AÊT - Publié dans : Poèmes d'ici
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Lundi 11 février 2008

VSD à son camping, "Les sapins", parce qu'ici..."Les flots bleus" ne sont pas au bout de l'horizon pour le campeur à son réveil, lorsqu'il s'extrait de la tente pour humer l'air du jour, encore tout engourdi.

Du camping "Les sapins", ce sont des flots d'or qu'on peut apercevoir sur les coteaux du Monthuy, polis par des siècles de travail des champs, et de passage des herses, et de celui des socs, et des fléaux s'abattant sur les blés murs, et de lourdes moissonneuses  et, naguère, de passages à pas lents des laboureurs, en culotte de velours... 

Flots d'or des colzas en fleur au printemps, flots d'or des blés de juillet... 

La vue est belle, de ce camping qui donne potentiellement à Villiers-Saint-Denis, eh oui !,  son statut de commune touristique (1) : car tout se réglemente en France, même l'appellation de commune touristique, à laquelle l'amoureux transi de son village ne peut pas recourir sans précaution, malgré l'élan d'empathie qui est le sien pour son clocher. 

Il faut en effet un site naturel classé, ou un monument classé, ou des productions locales génératrices de flux de visiteurs et d'acheteurs, la tombe d'un grand homme ou sa propriété, où les deux, comme à Colombey, mais, surtout, les infrastructures pour accueillir les touristes de court séjour comme ceux  habitués à une  fréquentation plus régulière. 

VSD a tout cela, et bien d'autres choses  encore. qu'on en juge : un vignoble d'appellation contrôlée Champagne et des vins d'exception, que des caves laissent remarquablement vieillir , une église protégée par les monuments historiques datant  du XI ème siècle, un Château du XVIIIème siècle, épargné par la Révolution et qui succéda à une construction sans doute médiévale, un ministre des Beaux Arts de Napoléon III, furtif ministre certes, mais auparavant Surintendant des Beaux Arts inamovible de son altesse impériale dont il fut un intime; un cénotaphe du susdit au cimetière, entretenu, et qu'on vient honorer de plus loin qu'on ne peut l'imaginer, en raison d 'un  bonapartisme persistant dans ce pays décidément peu ordinaire; des espèces animales rarissimes, telles que la couleuvre Natrix Natrix  ou le triton alpestre et une sous-espèce autochtone de celui-ci, le triton pleureur (triturus alpestris dolorosus), une pierre géante en forêt, naguère objet d' un culte païen puis devenu refuge d'ermite, et tutti quanti, sans compter donc notre camping.  

C'est ici et nulle part ailleurs.

Et notre camping justement, après avoir connu une période de crise, après avoir perdu ses 2 étoiles qu'il avait conquises à son ouverture, puis perdu son café restaurant, dont le gérant déposa le bilan à l'été 2007, semble connaître une période d'embellie, un nouvel élan. 

Un nouveau responsable, bien connu dans le village puisqu'il y vient en villégiature, au camping, depuis de longues années, Jean-Pierre OUARI, s'attache, en liaison avec le propriétaire, à assurer le meilleur entretien possible du lieu, à le remettre aux normes pour reconquérir les étoiles perdues et  redonner de l'attractivité aux Sapins

Sur 83 emplacements permanents, 77 sont loués à l'année à des amoureux de la nature, des bords de Marne et de la pêche, de notre village. 

La demande croît pour la location des places restantes et la clientèle de passage commence à reprendre le chemin du camping qui dispose de capacités significatives d'accueil à la journée. 

Reste, naturellement, à réouvrir le restaurant et à en faire, comme il le mérite compte tenu de la qualité du lieu qui domine les coteaux de Villiers et offre un aperçu splendide sur le village, un lieu gastronomique fréquenté avec plaisir par nos visiteurs : la rumeur court que cela pourrait être réalité d'ici à l'été. 

En tous cas, en retrouvant du dynamisme, le camping "les sapins", qui constitue la plus importante des structures d'accueil touristique de la commune mais pas la seule, puisqu'on compte aussi sur le territoire communal une maison d'hôte, "Le petit Monet", des chambres et studios meublés rue du 8 mai ainsi qu'un restaurant de qualité, "le petit bonheur", conforte la vocation de VSD à revendiquer et à obtenir le statut de commune touristique de l'Aisne par arrêté préfectoral, lequel lui ouvrirait droit à des recettes en provenance de l'Etat de nature à l'aider dans son embellissement et son développement.


(1)
La loi n° 2006-437 du 14 avril 2006 portant diverses dispositions sur le tourisme  distingue les stations classées de tourisme et les communes touristiques  :
- le régime de classement en station touristique est modifié et simplifié : les stations classées sont rassemblées sous une appellation unique, station classée de tourisme ; VSD ne peut y prétendre.
- les communes touristiques sont dotées quant à elles d’un réel statut juridique et la nouvelle loi élargit cette qualification à des communes autres que celles qui bénéficient de la dotation touristique ;

 Sont ainsi dénommées communes touristiques :
- celles qui bénéficient, au titre du tourisme, de la part de dotation particulière identifiée au sein de la dotation forfaitaire de la DGF et appelée « dotation touristique », 
- et celles qui mettent en oeuvre une politique locale du tourisme et qui offrent des capacités d'hébergement pour l'accueil d'une population non résidente.Par cette deuxième catégorie, il s’agit désormais d'ouvrir le bénéfice de la dénomination « commune touristique » aux communes satisfaisant aux critères qui commandait, jusqu'en 1993, l'attribution de la dotation touristique dont le calcul résultait des capacités d’hébergements touristiques par rapport à la population permanente de la commune. Il convient ainsi de « labelliser » les communes qui, depuis lors, ont fait l’effort de renforcer leur pouvoir d’attraction : VSD peut y prétendre et en obtenir le bénéfice : voilà un élément à ajouter au programme de mandature du prochain maire.

 

 

- Publié dans : Carnets du quotidien
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Villiers-Saint-Denis (VSD) : trois lettres en vert et or

Il y a des VSD en Scandinavie (une importante société norvégienne de consulting en logistique : http://www.vsd.no).

Il y a aussi, bien sûr, VSD, le journal (http://www.vsd.fr): titre de presse bien connu, qu'on lit aussi à VSD : comprenez Villiers-Saint-Denis !

Mais il y a d'abord pour nous " VSD, le village ", notre village de  Brie champenoise, dont l'église du XIIème siècle rappelle, avec son clocher incliné, l'Histoire médiévale de son peuplement.

Depuis 1970, Villiers-sur-Marne, dans l'Aisne, est devenue..."VSD", Villiers-Saint-Denis, pour se distinguer de son homonyme du Val-de-Marne mais aussi pour faire référence à l'invocation très ancienne à Saint Denis dont une statue du XVIème siècle est à découvrir dans l'église.

VSD : trois lettres en vert et or : vert comme ses vignobles en été, or comme ses blés mûrs à l'heure de la moisson.

Villiers-Saint-Denis, VSD, le village en direct, c'est ici...
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