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Lundi 25 février 2008
C'est l'heure où la brume matinale se dissipe, ce dimanche 24 février à Villiers-Saint-Denis. 10 heures  s'entendent au clocher de  notre église romane. Du coteau qui le surplombe, le château sort des limbes, comme dans une poésie de Nerval...
Exercez votre regard, comme le promeneur, ce matin-là, l'exerça à  repérer la tour médiévale, puis, sur sa gauche, le fronton blanc de l'édifice chargé d'histoire, belle demeure XVIIIème,  que cette étendue des prés semble éloigner du regard, certes, mais aussi met en perspective, comme pour inviter le promeneur  à mieux la désirer... dans ses rêveries  dominicales.


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- Publié dans : Itinéraires et balades
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Lundi 25 février 2008
Le docteur André BOCQUET, en écrivant l'histoire du château de Villiers-Saint-Denis (1), a rédigé des pages passionnantes sur l'histoire du village, car, durant des siècles, l'une s'est confondue avec l'autre.

Cela reste assez largement vrai aujourd'hui : que serait en effet VSD sans son hôpital de réputation nationale, qui à pour cadre notre château et son parc ?

André BOCQUET avait dans son livre, au prix de recherches historiques inédites jusqu'alors, identifié puis brossé le portrait des propriétaires des châteaux successifs de Villiers depuis le moyen-âge. Parmi ceux-ci figurent les Courtin, dont l'un fut ambassadeur du royaume de France à Londres, poste diplomatique le plus important à l'époque.

Nous venons de retrouver une première trace de l'ambassadeur Courtin dans une communication faite
par Roger Deruelle à la société historique et archéologique de Château-Thierry lors de sa séance du 27 janvier 1963 (2).

Cette communication portait sur "La Fontaine et l'amitié anglaise" et traitait du sort de l'excellente amie du fabuliste que fut Marie-Anne de bouillon, duchesse de Château-Thierry.

Compromise dans l'affaire des poisons, celle-ci, après s'être notamment retirée dans son chateau de Navarre, commit l'erreur de se montrer à la cour à Versailles et dut précipitamment s'exiler en Angleterre, pourchassée qu'elle était par la justice royale.

La voilà, la belle amie du poète, réfugiée chez sa soeur, Hortense, duchesse de Mazarin, vivant à Londres depuis 1672, "libérée de la tutelle d'un mari jaloux" écrit Deruelle qui la décrit comme étant "belle, charmeuse, cultivée".

Elle a 28 ans à l'arrivée de sa soeur la duchesse de Bouillon et de Château-Thierry.

C'est là où se découvre la trace de ce grand personnage villierois que fut René Courtin : Hortense a en effet séduit le roi d'Angleterre Charles II, qui n'est autre que le petit-fils du roi de France Henri IV.

Charles II a failli épouser Maire-Anne et, nous dit Deruelle, "en est reste amoureux, la reçoit avec émotion, lui ouvre son coeur et sa bourse. Notre ambassadeur Courtin, voit du meilleur oeil cette intimité qui sert à merveille sa diplomatie : il souhaite qu'Hortense parvienne à évincer la maitresse en titre du roi, la duchesse de Kéroualle, l'amie des patriotes anti-français."

Courtin, fin diplomate, fut l'ambassadeur de France
à Londres qui sut porter à son apogée -et après lui son successeur Barillon- la confiance dans les relations franco-anglaises.

Les deux soeurs, Hortense et Marie-Anne, aussi courtisées l'une que l'autre, auront été pour beaucoup dans la qualité de ces relations :"Les soeurs, écrit Deruelle, brillent d'un éclat incomparable , entourées de tout ce qui compte en Angleterre, pour le plus grand profit de la culture française."

Et Courtin l'ambassadeur, mais aussi seigneur de Villiers, trouve, notamment grâce à ses attaches géographiques communes avec elle,  en la duchesse de Château-Thierry, la magnifique Marie-Anne, une alliée précieuse. 

Avec elle, on l'imagine, l'évocation de notre terroir devait être régulière dans les salons de l'ambassade : ainsi, même au-delà de nos frontières, Villiers-Saint-Denis et Château-Thierry, partagent, à travers de grandes figures locales, une histoire commune, et même quelques pages de notre grande histoire nationale...


(1) "Le château de Villiers-Saint-Denis" par le docteur André BOCQUET, éditions "La Renaissance sanitaire", en vente  à la boutique RAK, au pavillon 2 de l'établissemnt hospitalier.

(2) Mémoires" Tome IX, 1963, de la Fédération des sociétés d'histoire et d'archéologie de l'Aisne (épuisé)
- Publié dans : Figures locales
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Samedi 23 février 2008

Le départ est donc donné, tardivement certes, mais il est donné.

"Messieurs les anglais, tirez les premiers" : on se souvient de la phrase célèbre; elle s'est appliquée, de manière moins belliqueuse quand même, au contexte électoral villiérois...

La première à tirer a donc été Ghislaine RUELLE, entourée d'André GOURDON et de Marc HUVIER, tous conseillers municipaux sortants.

Chaque habitant de la commune a reçu dans sa boite aux lettres, cette nuit pour la plupart d'entre eux, le document de campagne (une brochure couleur de 4 pages). 

La démarche de cette liste, baptisée "Villiers autrement" est intéressante : organisée en "trinomes"
 ou trio de candidats, elle a d'évidence pour objectif de mettre en valeur des volontés et des sources d'intérêts individuelles au service de la commune : 

- Celui constitué de Ghislaine RUELLE, André GOURDON et Marc HUVIER, conseiller municipaux élus depuis 25 ans pour les deux premiers et 19 ans pour le troisième, fait valoir son expérience et son engagement au service des autres;

- Un trio revendique son engagement, à travers l'association "Les récrés de l'école", pour les enfants scolarisés au village;

- Un autre, dont la photo (costumes sombres et cravates claires, col roulé noir) donne l'image de cadres rigoureux, se présente comme soucieux de sécurité et d'écologie et donne une touche internationale à l'équipe avec un anglais marié ici à une villiéroise, désireux d'activer le jumelage avec Aldborough;

- Un autre encore fait place à la diversité avec la présence d'un habitant issu de l'immigration (VSD a toujours su faire place à des enfants de l'immigration, qu'elle soit italienne naguère ou maghrébine plus récemment) et intègre le fils de Marc HUVIER, Mathieu, jeune viticulteur de 26 ans;

- Le dernier se veut ouvert aux questions relatives à l'animation du village et est composé d'anciens et de nouveaux, avec Philippe La coop d'une part et Dorothée JONCKEERE, qui, comme nombre d'autres villiérois, prend chaque matin, dès 7h50, son train pour Paris où elle travaille, à la gare de Nanteuil-Saacy.

L'équipe est là, réunie en dernière page pour la traditionnelle photo de groupe. Elle affiche sa volonté "de proposer un programme volontaire, ambitieux mais réaliste, selon les possibilités de la commune" qu'elle annonce vouloir présenter "lors de notre passage" à domicile, chez chaque habitant. 

Habile engagement, qui évite aux chefs de file de "Villiers autrement" de dévoiler ses cartes avant que leurs concurrents, emmenés par Chantal HOCHET n'aient dévoilé les leurs.

Les dés sont jetés, de ce côté là de l'échiquer villiérois. C'est au maire désormais, de faire connaître sa liste et c'est aux deux équipes constituées, et peut-être à d'autres, de faire connaître le plus rapidement possible aux villiérois l'essentiel : au-delà des choix de personnes, de personnalités, de caractères, au-delà des affinités individuelles et des sympathies, ce qui compte, c'est les programmes, les idées pour gagner en qualité de vie, les projets pour améliorer la vie à VSD, les initiatives pour faire de notre village un des plus fréquentés par les visiteurs, clients de nos viticulteurs de Champagne, touristes, etc., achetant dans nos commerces, louant des nuitées au camping ou dans les hébergements disponibles (maison d'hôte, chambres à louer), contribuant à l'animation et à la réussite du village. Nous avons ici, sur le site de VSD le village ( cliquez ici pour le découvrir : http://v-s-d-le-village.over-blog.com/article-15972281.html, fait connaître dès janvier ce qui nous paraissait essentiel pour l'avenir de celui qui est l'un des plus beaux villages de Brie champenoise, VSD !

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Vendredi 22 février 2008
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Deux mois après sa sortie des presses, le livre de Michel AÊT, "Le dictionnaire buissonnier de Villiers-Saint-Denis"  publié aux éditions Bords de Loir (1) est un vrai succès local à VSD mais aussi dans le canton de Charly-sur-Marne.

En vente  à l'auberge  "Le petit bonheur" (2) mais aussi à la boutique RAK, au pavillon 2 de l'hôpital de Villiers-Saint-Denis,  le livre a déjà été acheté par 1 villiérois sur  7, ce qui témoigne de l'intérêt qu'il a suscité bien naturellement dans le village.

Chroniques de la vie villageoise , portraits et peintures finement écrites des paysages  villiérois, "Le dictionnaire buissonnier de VSD" est une première dans le sud de l'Aisne puisqu'aucun livre consacré à un village, ses richesses, ses traditions, son histoire, ses figures locales n'avait à ce jour été publié dans notre belle région viticole.

Achetez et faites connaître le livre : en le faisant, vous participez à la promotion de notre beau village autour de vous !
 
(1)  122 rue de Provence, 75008 PARIS, téléphone 01 44 90 25 55 
(2) Grande rue à Villiers-Saint-Denis 03 23 69 37 40

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Lundi 18 février 2008

La pierre luisante fut, de temps immémoriaux, un lieu auquel s'attachèrent des légendes.  

Il est difficile aujourd'hui d'identifier celles qui ont été,  au fil des âges, les plus déformées ou  les plus enrichies d'ajouts issus de l'imagination  fantasmatique des conteurs briards, -ceux-ci se montrant friands des encorbellements qui donnent aux récits les plus sobres l'architecture intérieure de contes des mille et une nuits-, de celles où subsisteraient encore des indices, chers aux historiens et archéologues de la mémoire, de faits historiques ayant pu fonder leur construction. 

Fruits d'une tradition orale hélas rarement transcrite dans des recueils ou livres de contes tels qu'on peut parfois en découvrir sur les rayons les plus anciens de certaines bibliothèques des villes anciennes, il n'a pas été jusqu'à présent possible de découvrir beaucoup de légendes, dans les fonds existants où Villiers-Saint-Denis et ses habitants auraient pu, sous ses dénominations antérieures, avoir laissé des traces. 

Deux toutefois, il est vrai non négligeables par le rayonnement qui fut le leur et que nous ambitionnons ici de vivifier et de faire connaître, ont cependant été transcrites dans des écrits et sont parvenues jusqu'à nous. 

La première a été l'objet d'un article daté du 15 septembre 2006  sur ce site et porte sur l'existence, rapportée dans au moins 3 ouvrages connus et répertoriés, pour l'un d'entre eux au moins, dans la nomenclature d'une collection particulière accessible aux chercheurs de l'institut de recherche et d'histoire des textes médiévaux du CNRS, du triturianus alosianis monstruosus, ce triton géant à vision monoculaire dont le docteur François Georges MARI-CHARLLE, disciple  de l'entomologiste Jacques-Henri Fabre, dans un article des " Mélanges Dubost ", écrits et édités en 1966 en hommage à cet éminent médecin, a fourni une dernière description dans les années 60. 

La seconde a trait, justement, à la pierre luisante, dont la dénomination actuelle, précitée, n'est probablement pas hasardeuse et héritée d'un passé récent, mais plonge ses racines dans un très lointain passé. 

On en trouve en effet aisément trace dans un ouvrage intitulé "Petite bibliothèque à l'usage des  frères mineurs et observantins de stricte observance", édité en 1717 chez Montard à Paris, imprimeur-libraire de Monseigneur le Régent, où figure une mention de l'existence, "
à Vilers près Jouarre, d'une pierre géante, de constitution géologique mystérieuse,  en sa forêt ainsi posée qu'elle semble à certains auteurs dont Hyppolite Robert, géographe de monseigneur le prince de Condé, susceptible de porter temoignage d'une pluie de météorites abattue en plaine de Brie et certains coteaux de Marne dans le courant de la première décennie du huitième siècle de notre ère très chrétienne."

Cet ouvrage ajoute que cette chute de météorites est "mentionnée dans l'ouvrage intitulé "Concorde de la Géographie des différens âges, par l'Abbé Pluche, auteur du Spectacle de la Nature". 

Vérification faite par nos soins, cet ouvrage est effectivement présent à la Bibliothèque Nationale et se présente en un volume in-12, orné de petites cartes très bien faites pour l'époque, mais nulle mention n'y figure de cet épisode astral du haut moyen âge.

C'est là où semble apparaître la légende, dont l'origine ne peut être, en l'état actuel de nos connaissances, identifiée avant 1717.
 
Elle figure, relatée succinctement, dans un petit ouvrage manuscrit qui fut la possession d'une marquise de Beauvoir, dans le courant du XIXème siècle, puis fut volé à ses descendants. 

Du contenu de celui-ci n'est conservée dans une collection particulière qu'une longue lettre d'un des enfants de la marquise à sa  propre fille, dans laquelle on peut lire : "Cet opuscule que madame notre Mère aimait à ouvrir devant nous de temps en temps évoquait un rituel qui s'effectuait, depuis des siècles, à la saint Pierre et Paul, et consistait, pour un écclésiastique de haut rang, à asperger la dalle supérieure de la pierre d'une eau mélangée de sel et de cendres, tandis que les cavités inférieures étaient éclairées de bougies nombreuses entretenues par des femmes. 
Ce rituel se poursuivait par l'inscription de lettres d'alphabet grec et latin tracées en diagonale sur la dalle recouverte du mélange de cendre et de sel mouillé d'eau lustrale, tandis que deux clercs faisaient sept fois le tour de la pierre en l'aspergeant avec un bouquet d'hysope. 
La messe était dite ensuite sur la dalle, devant un parterre de nombreux fidèles des villages avoisinants ainsi que d'autres venant de contrées plus lointaines; la pierre luisante était ainsi considérée comme un lieu de culte depuis qu'un ermite y avait saintement vécu durant près de quinze années au VIIIème ou IXème, et avait observé que la pierre -lapis lucens- scintillait de nombreux et vifs éclats autour de la saint Paul, expression d'un message divin. La légende s'était progressivement construite alentour que cette pierre était une météorite ayant servi de véhicule à un ange   à l'occasion d'une descente sur terre, lors du rappel à Dieu d'une princesse de pays nordiques devenue abbesse à Jouarre, où elle avait pieusement vécu dans une dévotion exemplaire à notre Seigneur Jésus Christ".

Ce témoignage est passionnant et l'analyse qu'on peut en faire assez troublante, car le rite ainsi sommairement décrit par cette lettre évocatrice de souvenirs, sans doute imprécis, permet néanmoins d'identifier un rite chrétien des Origines, baptisé "l'Ordo de Vérone", et qui conduisait un évèque à pratiquer un rite d'aspersion sur un édifice nouvellement livré au culte (1). 

Ce rituel dit de l'ordo de Vérone a été longtemps pratiqué jusqu'à la fin du Moyen âge et peut-être, dans certaines régions, au-delà. Ainsi en fut-il peut-être ici, et la magie de ce rituel a laissé une empreinte dans la mémoire collective, véhiculée par les familles, jusqu'au milieu du XIXème siècle.
 
Il n'en reste désormais plus rien, sinon une pierre, toujours là, immuable, cachée au milieu des arbres, en forêt, où vont parfois jouer l'été quelques enfants, ignorant la double légende de l'ange chevauchant la pierre et du scintillement de celle-ci, autour de la Saint Paul, de mille éclats. Lapis lucens, la pierre luisante... 

Le promeneur observera la constitution de cette énorme bloc rocheux, effectivement composé de grains de quartz scintillants sous le soleil, ou lorsque le ciel offre une luminosité particulière, notamment certains ciels d'hiver, comme nous en avons récemment connus, d'un bleu limpide.

C'est à Villiers-Saint-Denis et nulle part ailleurs...

 


(1) Voir notamment à ce sujet le remarquable livre de L.DUCHENE, "Origines du culte chrétien", éditions Albert FONTEMOING, 1908
Par Michel AÊT - Publié dans : Contes et légendes
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Villiers-Saint-Denis (VSD) : trois lettres en vert et or

Il y a des VSD en Scandinavie (une importante société norvégienne de consulting en logistique : http://www.vsd.no).

Il y a aussi, bien sûr, VSD, le journal (http://www.vsd.fr): titre de presse bien connu, qu'on lit aussi à VSD : comprenez Villiers-Saint-Denis !

Mais il y a d'abord pour nous " VSD, le village ", notre village de  Brie champenoise, dont l'église du XIIème siècle rappelle, avec son clocher incliné, l'Histoire médiévale de son peuplement.

Depuis 1970, Villiers-sur-Marne, dans l'Aisne, est devenue..."VSD", Villiers-Saint-Denis, pour se distinguer de son homonyme du Val-de-Marne mais aussi pour faire référence à l'invocation très ancienne à Saint Denis dont une statue du XVIème siècle est à découvrir dans l'église.

VSD : trois lettres en vert et or : vert comme ses vignobles en été, or comme ses blés mûrs à l'heure de la moisson.

Villiers-Saint-Denis, VSD, le village en direct, c'est ici...
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