L'itinéraire, splendide, permet de traverser chacun des villages limitrophes de VSD et de pénétrer dans ces espaces sauvages ou travaillés par l'homme, forêts et vignes, champs et combes, qui entourent notre village et le protègent comme un écrin son bijou.
Il faut partir du monument aux morts, emprunter la rue du 8 mai puis prendre à gauche le chemin qui mène par les jardins au terrain de foot, traverser la rue des cressonnières et se diriger vers le hameau de Rudenoise par le chemin rural qui relie VSD à Charly-sur-Marne.
Là, aux premières maisons du hameau, on entre sur le GR 11A qui vous fait grimper à travers les vignes jusqu'au sommet de Monthuy (un rude petit dénivelé vous met ainsi en jambes des le début de la randonnée).
On file ensuite à travers bois et vignes en direction de Crouttes dont on s'éloigne finalement puis de Nanteuil que l'on tangente avant d'entrer sur le plateau, dos à la Marne, fonçant vers Bézu-le-Guéry, situé à 3 kilomètres.
On aperçoit le village, niché dans la verdure, aux alentours de 13 heures, en ayant quitté VSD vers 11 heures. Les sacs à dos commencent à peser et l'envie de faire une halte vous saisit vraiment, alors que vous entrez dans le village, qui semble déserté à cette heure méridiennne.
Le lavoir s'offre à la halte : sa conception semble issue des piscines romaines, ceintes de murs et d'auvents protecteurs mais dont le bassin est à ciel ouvert, livrant les corps des baigneurs à un soleil à son zénith. Mais au fait, ah oui, c'est un lavoir, pas une piscine ! L'enfant qui s'y baigne ce 17 août nous a conduit à cette évocation antique...
Le lavoir de Bézu-le-Guéry (cliché Michel
Aêt)Les Opinel sont à l'oeuvre dans le pain et les pommes, les gourdes s'allègent et les forces renaissent. Le moment vient vite de reprendre le chemin, à travers la rue principale, qui mène à l'église, marquée du symbole des pèlerins de Compostelle, et dans laquelle on peut lire cette plaque :
Il faut ensuite, dans le virage derrière l'église, dans la rue de Villiers, emprunter le 1er chemin de terre qui fonce vers les bois. C'est un très beau chemin, bordé, à l'orée de la forêt, par un petit chalet où l'on rêverait de faire halte, un jour, pour écouter respirer les grands espaces que l'on s'apprête à pénétrer. Des qu'on est à couvert, le chemin forestier est ensuite large et rectiligne.
(à suivre)
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Cette semaine, HONNEUR à celui qui m’a inspiré cette chronique l'auteur et chroniqueur du blog « VSD, le Village », alias Villiers-Saint-Denis, situé dans le département de
l’Aisne, « en Brie Champenoise, terre de vignoble et d’histoire, à 70 kilomètres de Paris », prend-il soin de préciser à l’attention spéciale des incorrigibles « Panamocentriques » !
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